Neuf indices pour révèler la réceptivité réelle de votre entreprise à l’innovation

26 juillet 2010

Votre entreprise veut innover ? Mieux vaut alors tenir les senior managers à l’écart.

Telle est presque la conclusion détonante d’une récente étude du cabinet Nielsen menée auprès de 30 d’entreprises américaines actives dans le secteur de l’emballage.

« Les nouveaux produits qui sortent des entreprises dans lesquelles les cadres seniors s’impliquent le plus dans le processus de création génèrent 80% de revenus en moins que les produits issus d’entreprise où le développement de nouveaux produits est nettement moins encadré… »

Nielsen se demandait pourquoi certains spécialistes de l’emballage volaient de succès en succès, avec des solutions très innovantes, tandis que d’autres végétaient.

« Nous avons trouvé la cause : le degré d’intervention des managers expérimentés dans les processus créatifs… », constate le bureau d’étude.

Ecoute des employés, liberté… croissance, survie…

La préservation de modèles de management trop cadrés, laissant peu de chance aux nouvelles idées d’être au moins testées, engendre des conséquences fâcheuses.

Certains paramètres favorisant l’émergence d’une réelle culture de l’innovation sont pourtant connus…

« Lorsque le management apporte son grain de sel trop vite dans les processus créatifs, il étouffe les échanges débridés et les idées insolites, source en général des meilleures pistes d’innovation », observe Nielsen.

Résultat : les nouveautés n’apparaissent qu’en marge de l’existant. L’innovation est convenue. Conformiste.

A terme, les clients se détournent. Les revenus reculent…

Pour Nielsen :

« Le management intermédiaire conserve son importance. Mais il doit se définir un nouveau rôle, en accompagnant le processus de développement des nouveaux produits, plutôt que d’intervenir trop tôt dans l’étape de la génération des idées. »

Neuf indices qui dévoilent le manque d’ouverture de votre entreprise à l’innovation

Abondant dans le sens des conclusions de Nielsen, Mark Swiecichowski, du blog The Profit Power of Creativity, propose un test en trois parties pour estimer si un environnement d’entreprise est favorable à l’innovation ou pas…

Voici quelques questions qui, selon lui, peuvent aider une organisation à prendre conscience de son hostilité latente à l’égard des dynamique de création et d’innovation:

  • Les personnes dans votre entreprise craignent-elles d’émettre des idées qui sortiraient de leur champ officiel d’expertise ?
  • Dans le cadre de ses activités, votre entreprise enregistre de réels progrès dans un domaine. En revanche, d’autres domaine d’activité stagnent et souffre d’un non renouvellement persistant
  • Une seule personne est-elle à l’origine de 75% de toutes les nouvelles idées ?
  • Le chiffre d’affaires de votre entreprise continue de dépendre du même produit développé voici plus de dix ans
  • Il n’existe aucun dispositif pour permettre aux employés de soumettre leurs idées et d’en connaître le suivi
  • L’entreprise ne prévoit pas le moindre espace dans le planning de ses employés pour leur permettre de réfléchir, d’explorer et de développer de nouvelles idée
  • Les séances de brainstorming ne débouchent sur jamais rien de concret
  • Il n’existe pas de consensus sur l’objectif assigné au développement de nouvelles idées, pas plus que de personne désignée à la tâche
  • Des dizaines des pages d’idées différentes dorment dans votre tiroir. Vous n’avez jamais le temps d’en faire quelque chose…

Une entreprise ne doit pas attendre d’observer ces situations pour prendre les devants…

Le crowdsourcing gagne en popularité dans les entreprises

15 juillet 2010

Qu’ont en commun General Electric (GE), l’un des plus grands groupes industriels du monde, et la chanteuse britannique Lily Allen ?

L’un comme l’autre recourent aujourd’hui au crowdsourcing.

En d’autres termes, ils s’ouvrent et font appels aux contributions extérieures, d’où qu’elles viennent, afin de leur permettre d’amener de nouvelles idées, de stimuler leur créativité et de diversifier leur offre.

L’un comme l’autre recourent aujourd’hui au crowdsourcing.

En d’autres termes, ils s’ouvrent et font appels aux contributions extérieures, d’où qu’elles viennent, afin de leur permettre d’amener de nouvelles idées, de stimuler leur créativité et de diversifier leur offre.

GE organise un concours d’innovation dans les CleanTech

GE vient de lancer un concours majeur, la « GE open-innovation competition », dotée de 200 millions de dollars.

Objectif : accélérer son développement dans le domaine des technologies vertes. Le public pourra voter pour les meilleures pistes et idées. Les suggestions les plus percutentes pourront recevoir 100.000 dollars et plus… De mêmes, les startups les plus prometteuses pourront bénéficierions d’investissements généreux.

« Nous voulons puiser dans le potentiel de la cloud industry,a expliqué Jeffrey Immelt, le CEO de GE, faisant référence au cloud computing, l’informatique distribuée qui révolutionne aujourd’hui le secteur IT. Nous avons besoin de votre capacité  innovation. Vous avez besoin de notre taille, pour atteindre les marchés« .

Small et Big ne sont aujourd’hui beautiful qu’ensemble, dirait-on…

Lily Allen : un clip à 2.000 voix

Pour le clip de « The Fear », de son côté, Lily Allen a fait appel à quelque 2.000 contributeurs qui se sont filmés en vidéo.

Résultat: une séquence composée de centaines de micro-clips.

Lily Allen « The Fear. » mk II from phil tidy on Vimeo.

La chanteuse n’est pas la première à utiliser ce procédé. Des spots publicitaires ont déjà été réalisés en compilant des centaines d’images d’amateurs.

Mais dans les métiers culturels, l’usage du crowdsourcing grandit également… Le réalisateur Ridley Scott s’y met aussi.

Le crowdsourcing gagne en visibilité : Monsieur Toutlemonde devient le département R&D…

Les exemples de mise en place de structures d’innovation participatives sont chaque mois plus nombreux.

Le groupe Fiat, par exemple, a récemment inauguré un programme de crowdsourcing pour le développement d’un nouveau modèle: la MIO.

Cette voiture compacte est destinée au marché brésilien. Les internautes lusophones pourront soumettre leurs idées en matière esthétique, techniques, etc. Ils seront aussi appelés à voter pour les meilleures propositions.

« Il s’agit d’une approche open-source appliquée à l’automobile », laisse-t-on presque entendre chez Fiat.

Le fabricant de produits de grande consommation Procter & Gamble s’est aventuré, voici plus longtemps, sur le terrain du crowdsourcing, avec son concept d’innovation Connect & Develop. Avec succès, semble-t-il.

La société américaine de location de films en ligne Netflix, quant à elle, récompense depuis plusieurs années les meilleures suggestions faites pas des équipes de développeur pour améliorer son système de recommandation automatique (Cinematch). Grâce à cela, la firme à pu sensiblement perfectionner sa plate-forme.

Le crowdsourcing, bientôt la norme en matière d’innovation ? Pas si vite…

A ce rythme, le crowdsourcing s’imposera-t-il un jour comme une façon naturelle d’organiser l’innovation d’une entreprise, peut-on penser ?

Prudence, prudence…

« Le crowdsourcing est un moyen pour les entreprises – en particulier pour les PME – d’avoir accès à un potentiel global, en utilisant notamment Internet », commentait récemment Klaus-Peter Speidel, fondateur d’Hypios, une plate-forme d’innovation collaborative, sur le site de l’Atelier numérique.

Un bémol, toutefois :

« La difficulté, c’est que ces petites et moyennes entreprises doivent avoir les ressources internes suffisantes pour évaluer la qualité des solutions qu’elles trouvent sur la Toile ».

Dès lors, pour Klaus-Peter Speidel, le crowdsourcing ne correspond en un sens qu’aux entreprises déjà innovantes. Non pas celles ayant déjà toutes les idées à leur portée, mais celles possédant l’ensemble des compétences techniques pour les réaliser une fois qu’elles ont émergé.

L’assureur Chubb cueille les idées de ses employés et s’offre un pipeline d’innovations

16 septembre 2009

Les assureurs charrient une image de monolithe froid, inféodé au calcul actuariel et aux articles de procédure.

L’assureur américain Chubb Group of Insurance correspondait sans aucun doute, récemment, à cette lugubre description. Voici quelques mois, cependant, le groupe s’est lancé dans une nouvelle expérience, raconte le magazine Rick & Insurance, visant à insuffler durablement un esprit d’innovation dans toutes les strates de l’organisation.

La firme s’est humanisée. Elle a mis en place une plate-forme interne d’échange d’idées.

Plus de 600 nouvelles idées collectées

Le secteur de l’assurance est, comme beaucoup d’autres, exposé lui aussi à de nombreux défis, notamment sous les coups de boutoir des nouveaux services sur internet. Il doit se repenser.
« Nous nous sommes dits que les 10.000 employés de Chubb étaient en meilleure position que les membres du comité de direction, dans leurs bureaux du siège central, pour évaluer quel type de produits, de services ou de mode de traitement convient le mieux aux clients« , explique la compagnie.
Trente jour après l’installation de la plate-forme en ligne, l’assureur avait récolté 607 idées.
« Certaines de ces idées tenaient sur un email de trois paragraphes, rapporte l’article de R&I. D’autres idées étaient bien plus longuement développées. Elles renvoyaient à des documents annotés des commentaires. Nous en sommes sûr: beaucoup de ces idées vivotaient depuis de nombreuses années dans le cerveau de certains employés. Ils voulaient les soumettre mais ils n’avait personne pour les entendre et nul par où les exprimer. Elles étaient perdues… »

Jusqu’à 1 million de dollars de financement par projet

Les 607 idées ont été passées au tamis. Les 24 meilleures et plus praticables ont été retenues.
Chaque porteur d’idée purent défendre son idée pendant un quart d’heure devant un comité multidisciplinaire. Les plus convaincants passèrent devant les représentants fonds d’investissement interne du groupe. Ce dernier approuva le financement des différentes idées retenues jusqu’à un montant de 1 million de dollars par projet.
La première de ces idées, explique Chubb, a été mis en exécution au cours de l’été 2009. Le service qui en découle devrait être disponible sur le marché l’année suivante.
« Nous disposons, cependant,  aujourd’hui d’un portefeuille d’idées que nous continuons d’exploiter, tandis que nous étendons le système d’appel à idée dans d’autres espaces de l’entreprise ».
La firme entend ainsi se constituer un « pipeline » de pistes et d’idées continuellement renouvelé.
« Je sais que je peux partir d’une graine d’idée et, en trois mois, bâtir tout un business plan. Et je dispose des fonds pour soutenir la mise en oeuvre. De la sorte, je suis armé pour devancer n’importe qui« , précise Jon Bidwell, Chief Innovation Officer de Chubb Group of Insurance, à R&I.

En finir avec la bureaucratie d’entreprise qui freine l’innovation

Le budget prévu pour financer la mise en oeuvre des meilleures idées cueillies auprès du personnel est appelé à grossir, dit-on.
Chubb devrait doter chaque département d’une enveloppe. Cette autonomie devrait permettre d’en finir avec les blocages dûs à l’annualité des budgets alloués aux départements qui limitent leur possibilité de soutenir des pistes prometteuses.
Au total, la nouvelle procédure « bottom-up » d’innovation par collecte d’idées aura été mise en ouvre en moins de 12 mois .
A l’avenir, espère-t-on chez Chubb Group of Insurance, la bureaucratie interne ne devrait plus freiner l’innovation. Une nouvelle forme d’entreprise 2.0.


L’introduction des médias sociaux et de l’innovation ouverte chez Deloitte

23 mars 2009

Le groupe de consultance Deloitte a découvert les vertu des médias sociaux pour stimuler son processus interne de créativité. Dans la présentation ci-dessous, deux membres de Deloitte Pays-Bas décrivent les étapes suivies pour introduire et obtenir l’adhésion, interne et externe, par rapport à l’utilisation de ces nouveaux outils pour innover.

A priori, rien de révolutionnaire. Simplement un mélange d’approches classiques (réunions de brainstorming, des événements cross-organistions…) et d’actions plus spécifiques en ligne. « Les deux s’avèrent complémentaires. L’adoption des plate-formes sociales a amélioré la collaboration entre les départements. Avec l’introdution conjointe des principes de l’innovation ouverte, nous avons stimulé l’esprit d’entreprise interne ».

Priorité pour Deloitte: en amont, permettre la multiplication des idées et leur donner leur chance. Pour y parvenir, le groupe encourage et cherche à faire  remonter les idées venant de l’ensemble du personnel. Deloitte, ainsi, a mis sur pied en interne un concours des meilleures idées. Les lauréats étaient invités à défendre celles-ci lors d’un événement à Dubaï.

Parallèlement, l’entreprise s’ouvre aux idées venant de l’extérieur. Aux Pays-Bas, Deloitte était, par exemple, associé au projet Ideeencentrale, un portail de l’administration destiné à recueillir les idées des fonctionnaires pour améliorer le service au public. En 2008, toujours, la firme a lancé son Deloitte Innovation Café, une plate-forme test d’échange d’idées et de connaissance.

Une fois que Deloitte a rempli sa corbeille d’idées originales, les responsables passent celles-ci au tamis. Coaching, élaboration de business plan, atelier,… la palette des outils est large. Les idées qui auront passé l’épreuve de l’évaluation sont alors mises en production et testées auprès des clients cibles.

Selon Deloitte Netherlands, sur le plan commercial, les résultats de cette politique ne se sont pas faits attendre. « Nous avons accéléré nos processus de mise sur le marché ». Deloitte a également mis sur pied un programme de recrutement via le réseau social LinkedIn.

Open Innovation Deloitte Def #smc

Mettre en oeuvre dix petites idées rapporte plus que sélectionner une seule

2 mars 2009

La différence entre une idée et une suggestion

24 décembre 2008

Produit-on une idée lorsque l’on fait une suggestion ? Et inversement ?

La question est moins insignifiante qu’il n’y paraît. L’avenir des entreprises modernes dépend de leur capacité à innover. Or toute innovation commence par une idée. Gérer l’innovation, cela commence donc par gérer les idées.

Les entreprises les plus ouvertes encouragent désormais  l’ensemble de leurs employés à émettre des idées. « Hélas, On voit arriver des idées qui n’en sont pas. Les propositions soumises par les employés ou les cadres ne sont parfois que des suggestions. Pas des idées », observe cependant Prakasan Kappoth, un spécialise en knowlegde management de la société MindTree, basé à Bangalore. « Le problème, c’est qu’il n’est pas facile de délimiter une frontière entre une idée et une suggestion ».

Pour les personnes qui sont chargées de faire le tri, le défi n’est pas mince. Il s’agit de ne pas décourager les personnes. Au mieux, peut-on dire, il est loisible de sensibiliser les presonnes à l’existence de cette distinction entre une idée et une suggestion.

Steven Swann, un consultant en créativité, et quelques autres, ont apporté une partie de réponse à la question de Prakasan Kappoth: « Les suggestions sont des semences. Les idées, ce sont les semences qui ont germées. L’innovation, enfin, c’est la plante en pleine floraison ».

Steven Swann accompagne cette distinction d’une parabole, riche toutefois d’enseignements par rapport aux défis de la période de crise actuelle.

« Il existait une ville magnifique, célèbre pour ses jardins dans laquelle poussaient des arbres superbes et des fruits savoureux. Cette ville était enviée de tous. Un jour, vinrent des temps difficiles. L’argent vint à manquer. Des conseillers très nantis du roi lui recommandèrent de se débarrasser des jardiniers. Ils n’étaient pas vitaux, selon eux. Les jardins dépérirent rapidement. Les fruits ne poussèrent plus. La ville déclina. Les conseillers nantis étaient entre-temps partis conseiller d’autres rois et d’autres villes. Les habitants prirent des graines et les jetèrent en vrac sur les terres à nu. Des plantes poussèrent puis fanèrent, faute d »entretien, de composition et de soins. Le roi rappela alors les jardiniers. Ces derniers demandèrent aux habitants de collecter toutes les graines qu’ils pouvaient trouver. Ils enseignèrent aux habitants à entretenir les plantes. A préserver les espaces vitaux. A ne pas ensemencer tout en même temps. Que toutes les espèces nécessitaient de soins différents. Avec l’implication de tous, la ville repris rapidement son éclat. Les jardiniers devinrent les conseillers du roi. Et la ville pu à nouveau manger et prospérer mieux que jadis ».

On l’aura compris: les idées et les suggestions, comme les semences, nécessitent des soins particuliers et un traitement différent selon les cas. Sinon, elles s’étouffent. Elles n’atteignent jamais le stade de l’innovation

En cette période de crise, la tentation est grande pour certaines entreprises de réduire la voilure au niveau de ces efforts de créativité collective, jugé superflu. Erreur.  Cet investissement est sans doute celui qui leur permettra de redémarrer le plus vite, une fois la tempête passée…

(photo Flickr MaryCB)

La moitié des employés taisent leurs idées par peur du discrédit

15 septembre 2008

Innovmore & Brasil start-up est u blog tenu par un spécialiste de l’innovation vivant à cheval sur l’Europe et le Brésil. Dans un billet, inspiré d’un article paru dans l’excellent journal suisse Le Temps, il revient sur une enquête réalisée par le cabinet de conseil en management Human Asset, sur les conditions nécessaires à l’épanouissement d’un esprit créatif et innovant dans l’entreprise. Il en ressort que la direction tient un rôle clé pour atteindre cet objectif. Voici quelques extraits de ce billet:

«Qu’est-ce qui fait qu’un groupe ou un collaborateur se met à sortir des sentiers battus dans sa manière d’aborder les situations professionnelles, qu’il commence à proposer des solutions innovantes ou à tenter des expériences nouvelles? Et quand il le fait, comment l’entreprise le perçoit-elle? Le soutient-elle, le promeut-elle ou au contraire l’ignore-t-elle ? »

Globalement, les collaborateurs sont une force de proposition: 97% des personnes interrogées ont déjà «proposé un changement, une nouvelle façon de faire ou une idée», qui permette d’améliorer la performance de l’entreprise.

« Mais ces initiatives sont-elles bien accueillies? Pas vraiment, à en croire les collaborateurs interrogés par Human Capital, qui expriment d’abord un problème de confiance envers leur employeur: 43% d’entre eux s’attendent à une réaction négative de la hiérarchie lorsqu’une personne propose une idée ou un changement important (elle ne sera ni écoutée ni prise au sérieux, pensent-ils). Cela signifie, selon Human Asset, que ces 43% ne parleront probablement pas. »

Ces résultats n’étonnent guère Lionel Thelen, sociologue et auteur d’un ouvrage sur le «Management humain»**, où il décortique notamment les injonctions paradoxales (comme le «Sois créatif!») et les doubles contraintes managériales. Pour lui, on ne peut tout simplement pas «exiger» d’un collaborateur qu’il soit innovant. «Dans une entreprise où tout est imposé, y compris la nécessité «d’être créatif», il n’y a justement plus de place pour la créativité», écrit-il.

Lionel Thelen ajoute: «La créativité dépend du rapport de confiance que la personne établit avec son environnement et les personnes qui l’entourent. Si l’on ne peut pas se fier à la direction ou à ses collègues, si on vit dans l’insécurité, il n’y a pas de raison d’être créatif. Au contraire, la peur et le stress sont des facteurs de résistance au changement.»

Julien Bonvin va dans le même sens: «Certaines pratiques managériales favorisent l’innovation. Le message doit partir d’en haut, la direction doit permettre de sortir du cadre et reconnaître un droit à l’erreur. La communication doit être claire: les collaborateurs doivent savoir ce qu’ils peuvent attendre de leur investissement et à quelle reconnaissance ils auront droit s’ils font preuve de créativité (sous forme de rémunération, de temps libre, d’évolution de carrière, ou de participation à la mise en œuvre de l’idée, etc.).» Ensuite, le collaborateur doit connaître le dispositif mis en place pour appuyer et soutenir la production d’idées. «Mais pour favoriser la créativité, il ne faut pas trop la cadrer, nuance Julien Bonvin. C’est aussi durant son temps libre, lorsque l’on prend du recul, que l’on se remet en question ou lorsque l’on discute avec des gens d’autres horizons que l’on trouve des idées.»

Les idées qui changent le marketing en 2008

15 juin 2008

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