Beebole une start-up gérée à distance entre Bruxelles et New Delhi

3 février 2009

Yves Hiernaux habite à New Delhi. Mic Cvilic vit en Belgique. Les 8.000 km de séparation ne les ont pas empêché de lancer Beebole. Cette start-up a pour objectif de mettre à disposition des PME et indépendants des applications de gestion en ligne (Facturation, gestion administrative,etc.). Le service prend lentement forme. Le deux cofondateurs expliquent leur parcours et les raisons de leur choix.

Gestion à distance

Cette gestion à distance, à quatre mains, fonctionne. Mic, dans la périphérie bruxelloise, s’occupe davantage des aspects techniques. A New Delhi, Yves gère le marketing et de l’administratif… Merci Skype. Merci le scanner. Le télétravail n’a plus de frontières dans l’économie globale. La distance asynchrone aurait même quelques avantages… Pendant que Mic termine sa nuit, Yves bénéficie de quatre heures de concentration sans téléphone, réunion ou interruption inopinée… Ecoutons-les.


Beebole: Une start-up entre Bruxelles et New Delhi – Part 1
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Pas (encore) d’outsourcing en Inde

L’Inde est arrivée par hasard dans la vie de Beebole. Ils n’ont pas choisi de sous-traiter une partie de l’écriture des programmes à des informaticiens indiens. Au contraire, Yves Hiernaut et Mic Cvilic ont choisi de garder le contrôle lors de la phase de construction. Ils n’excluent pas la possibilité de faire appel à des tiers pour le développement de certaines applications dans le futur.


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« L’innovation est freinée dans les grandes entreprises »

Auparavant, Mic Cvilic et Yves Hiernaux travaillaient dans une entreprise informatique de 3.000 personnes. C’est ce que nous explique Yves Hiernaux dans la vidéo : « On passait plus de temps à expliquer nos choix à nos chefs plutôt qu’à innover ». Ils sont partis pour devenir leur propre patron.


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Adapter le services aux langues et cultures est une opportunité en Europe

Beebole est peut-être une entreprise gérée à distance sur deux continents. Son ADN n’en est pas moins européen. La firme estime que la complexité due au morcellement du marché sur le Vieux continent est une opportunité. Les grosses entreprises anglo-saxonnes ne répondent que partiellement à la demande européenne. Elles n’y ont pas pensé en lançant leur service à l’origine. Cela leur coûte plus cher d’adapter ce dernier ensuite pays par pays.


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Une entreprise 2.0 : « Nos utilisateurs écrivent notre business plan »

Les utilisateurs ont un rôle capital à jouer, c’est leurs demandes qui vont guider l’évolution de la plateforme. En ce sens, Beebole est une vrai  » entreprise 2.0 « .

Beebole: une start-up gérée de Bruxelles et New Delhi

3 février 2009


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Wim Elfrink (CGO Cisco): « Bangalore is a globalisation hub »

8 septembre 2008

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Conseils d’une « flat company » pour évoluer dans un monde plat

23 août 2008

Infosys, c’est l’un des plus grands prestataires indiens de services informatiques. L’un de ces groupes IT qui ont tirent depuis dix ans l’économie indienne de l’ornière. Infosys s’est nourrie de la globalisation autant qu’elle a nourrit la globalisation, en permettant aux entreprises de sous-traiter (offshorer) la mise en oeuvre de projets informatiques toujours plus grands.

Infosys vit donc de la globalisation. La firme entend l’expliquer à ses clients potentiels. Pour cela, le groupe s’appuie sur le fameux best seller du journaliste américain Thomas Friedman « Le Monde est Plat »- ou The World is Flat (à vraiment mettre dans toutes les mains). Dans l’ouvrage, l’auteur explique que, sous l’effet des forces de la globalisation, les opérateurs économiques, où qu’ils soient sur la planète, du nord ou du sud, arrivent sur un pied d’égalité.

La multinationale indienne (4 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 91.000 salariés) en a même fait son slogan: Win in the a Flat World. Mieux, Infosys propose de partager son expérience de « flat company » avec les autres entreprises.

Voyez plutôt:

« Le monde n’est peut-être pas encore plat, mais il le devient de plus en plus. Bien que les opinions et les réponses à cette évolution divergent, il existe un large consensus dans les communautés économiques pour constater que :

1. L’essor de la Chine, de l’Inde et d’autres économies émergentes changera (et change déjà) la concurrence au niveau domestique et international

2. Les évolutions démographiques modifient le profile des clients, réduit la main d’oeuvre disponible dans certaines partie du monde et l’accroît dans d’autres.

3. La technologie et l’accès quasi illimité à l’information transfert le pouvoir aux clients et permet aux entreprises de collaborer avec des partenaires en vue de stimuler l’innovation.

4. Le poids de la réglementation et des responsabilités juridiques augmente, suscitant un risque potentiel pour les opérations tant domestiques qu’internationales

5. Le besoin existe d’une plus grande conscience envers, d’un plan pour, l’adaptation aux nombreux changements de cycles économiques

Afin de garder le cap face à des courants, les entreprises doivent agir. Ces courants ne sont pas omniprésents. Tous n’atteignent pas les même secteurs d’activité. Mais il est important d’identifier ceux qui s’exercent effectivement sur soi et de comprendre leur impact opérationnel et financier ».

Quelles doivent dès lors être les réponses à apporter ? Infosys pense que demeurer compétitif dans un monde économique qui s’applatit, les entreprises doivent migrer leurs priorités sur un axe à quatre dimensions.

Les voici ces quatre migrations (passer de … à …)

- la loyauté vis à vis des services => la loyauté à l’égard de l’innovation plus rapide

- la question des coûts vue comme un frein à la croissance => gérer les coûts en tant que carburant de la croissance

- dépenser de l’argent en information => faire de l’argent à partir de l’information

- gagner dans les lignes droites => gagner dans les virages

De là, Infosys propose ses témoignages. On y parle aussi du levier que représent les médias sociaux pour évoluer dans un climat d’innovation constante. Plus, si l’on veut, des réflexions plus individuelles. A suivre. Et commenter

Bangalore est-elle prête pour être une capitale IT ?

8 mai 2008

Telle est la question que se pose Time Magazine cette semaine à travers le témoignage de plusieurs représentants de cette nouvelle génération de consommateurs Indiens. Bangalore

Le développement économique de la ville, qui accueille aujourd’hui les plus grands centres de recherche (IBM, General Electric, Microsoft…) a été si rapide… L’urbanisme n’a pas eu le temps de s’adapter. Les infrastructures non plus. Conséquence: un trafic totalement saturé et d’interminables heures perdues dans les bouchons. Les capacités énergétiques et aéroportuaires, malgré de gros investissements en cours, restent limitées.

Mais c’est surtout dans les mentalités et la vie quotidienne que l’essor (trop) rapide de la région est source de décalage. Parfois de déstabilisation. Les modes de vie s’occidentalisent, chariant avec eux les maux de notre époque. Les médecins rapportent une hausse significative du nombre de maladies liées au stress. Les jeunes se plaignent du manque de place laissé par leur travail à leur vie privée. Les ménages s’endettent grâce à l’accès neuf aux cartes de crédit. Faute d’expérience et de préparation. certains s’emballent. L’aubaine se transforme pour eux en drame financier. Sans compter l’entrée en collision avec les traditions, en particulier celle des mariages arrangés entre familles. A lire dans Time Magazine.