Les différents paramètres de l’influence sur les réseaux sociaux

20 mars 2013

L’influence n’est pas une chose  facile à définir.

Qu’est-ce qu’un niveau d’influence efficace ? La notion peut être cadrée de façon à la fois subjective et objective.

L’influence de quelqu’un ou de quelque chose peut s’évaluer à l’aune d’un succès commercial, de la réputation que s’est construite un opérateur ou du réseau de contacts professionnels bâti par un individu.

Chaque individu ou organisation peut juger de son niveau d’influence en prenant  en considération un de ces critères.

L’influence sur les réseaux sociaux peut surgir de n’importe qui

A l’heure des médias sociaux, la notion d’influence évolue.

Sur les réseaux sociaux, n’importe qui peut demain devenir, très vite, un influenceur. Le degré d’influence n’est pas lié à un passé.

Les influenceurs sur les réseaux sociaux sont souvent des personnes passionnées qui se métamorphosent en experts. Ils tirent profit de leur présence sur les réseaux sociaux pour cueillir des dividendes personnels ou des dividendes pour la marque ou l’organisation qu’ils représentent.

L’un de leurs principaux mérites est de déclencher des discussions et des échanges susceptibles d’influencer la compréhension d’une problématique et/ou ds comportements.

Influence objectivable

De par leur transparence, les réseaux sociaux permettent d’évaluer l’influence à partir d’éléments objectifs : nombre de personne dans le réseau, nombre de fois où l’information qu’ils diffusent est relayée…

Encore faut-il s’entendre sur des axes de comparaison.

Plusieurs nomenclatures d’influence existent.

La matrice de Klout

L’outil d’analyse Klout, par exemple, a réalisé une matrice classifiant différents types d’influenceurs sur les réseaux sociaux.

Cette analyse identifie une quinzaine de profils principaux, répartis selon les axes suivants :

  • informel <=> substantiel
  • écoute     <=> participation
  • partage   <=> création
  • général   <=> spécialisé

Il en découle les profils d’influenceurs tels que le spécialiste, l’activiste, le socialisateur, l’observateur, le diffuseur ou le curateur (voir tableau ci-dessus).

Cinq autres profils

Une autre cartographie d’influenceurs sur le web, développée par Outspoken, rappelée par le site Yourbrandinc, réduit la description à cinq profils principaux.

Cette liste de profils d’influenceurs est composée comme suit :

1. Le réseauteur

Il est celui qui dispose de la plus longue liste de contacts et qui est omniprésent sur toutes les plates-formes en ligne. Il ou elle connaît tout le monde et il ou elle est connu(e) de tout le monde

2. Le leader d’opinion

Il ou elle est celui ou celle qui peut devenir les meilleurs ambassadeurs d’une marque. Il ou elle a bâti une crédibilité forte dans son domaine d’expertise. Les publications des leaders d’opinion sont souvent très largement commentées et re-tweetées.

3. Les découvreurs de tendance

Il s’agit de celui ou de celle qui est en général le ou la première à utiliser un futur outil, une future plate-forme populaire ou à mettre en avant un nouveau concept. Ils sont en permanence à l’affût. Ils ont un talent rare pour dénicher et comprendre les modèles qui rencontreront le succès quelques mois plus tard.

4. Le partageur

Il/elle collecte l’information pertinente dans un domaine et la canalise pour qu’elle parvienne à bon port auprès de journalistes, décideurs ou blogueurs qui comptent dans leur sphère d’activité. Il ou elle ont un rôle d’amplification pour certaines informations.

5. Le consommateur quotidien

Ils sont des usagers lambdas de produits ou services. Ils ont toutefois un rare talent pour narrer les expériences qu’ils ont du quotidien. Lorsqu’un problème survient, ou lorsque quelque chose leur semble extraordinaire, ils ont tendance à rapidement en faire part sur les plates-formes en ligne. Leur réseau de contacts est, en général, assez étendu.

Tenir compte de la cible de l’influence

L’influenceur est une chose… L’influence n’existe toutefois pas sans influencé….

Michael Wu, analyste spécialisé dans les interactions sociales, met en avant une série de critères qui rendent l’influencé réceptif à l’influence. Les voici :

1. La pertinence de l’information

A quel point le besoin d’information de l’ « influencé » coïncide-t-il avec l’expertise de l’influenceur. Si l’information manque de pertinence, la cible de l’influence n’y prêtera pas attention.

2. Le timing

Le fait de diffuser l’information au bon moment, au moment où la curiosité de l’influencé sur le sujet est maximale, est un élément clé de l’influence. La fenêtre est parfois étroite. En dehors de celle-ci, la même information peut ne plus trouver la moindre oreille attentive.

3. Le bon endroit

Si l’influencé n’est pas actif sur la plate-forme sur laquelle l’influence s’active, aucune chance que l’un et l’autre se trouve. Trivial, mais facteur indispensable.

4. La confiance

Il ne suffit pas que l’influenceur soit crédible dans son domaine. L’influencé, pour être réellement sensibilisé, devra également témoigner d’une certaine confiance en lui. Il doit être convaincu des intentions nobles de l’influenceur…

Faut-il encore participer aux foires professionnelles classiques ?

17 février 2012

Milan, Paris, Tokyo, Pékin, Hong Kong, Canton, Shanghai, Moscou, Munich et Hanovre…

Voici, dans l’ordre, le Top 10 des villes dans le monde qui accueillent le plus grand nombre de visiteurs lors de grandes foires commerciales (plus de 500 exposants) chaque année. CES 2007 (via Flickr Tedrake)

Le marché des méga-foires commerciale reste en croissance, selon une récente étude de la Chambre de commerce de Paris (CCP).

Popularité en dents de scie

A Paris, la bonne tenue de l’activité des grandes foires commerciales au cours des quinze dernières années (1995-2010) repose néanmoins sur la santé du segment des manifestations grands publics (B2C).

Les grands salons commerciaux professionnels (B2B), eux, ont connu une décrue de la fréquentation de près de 6% sur la période.

Si l’activité reste en croissance dans certains secteurs (banque, sports, arts, santé…), des secteurs comme la défense, les travaux publics ou l’aéronautique régressent. Tandis que d’autres comme les télécoms, l’alimentation ou le textile stagnent, selon l’étude.

La taille moyenne des stands, elle, a également diminué : un rétrécissement de 28% sur quinze ans, indique la CCP.

Nécessaire rajeunissement du modèle

Les grandes foires professionnelles perdraient-elles de leur attractivité ?

Leur pertinence se réduit-elle en tant qu’outil efficace d’influence, de visibilité, de promotion et de veille pour les entreprises ?

Pas si vite…

La plupart dans grands salons professionnels sectoriels restent des rendez-vous incontournables de la profession qu’elles couvrent. La preuve, à Paris, toujours, le nombre moyen des exposants a malgré tout augmenté.

Par contre, le modèle de ces immenses grands messes semble aujourd’hui nécessiter un profond rajeunissement.

L’agence de communication Jack Morton Worlwide, par exemple, a analysé les limites du modèle des foires commerciales géantes en se basant sur son expérience, cette année, du Consumer Electronics Show de Las Vegas (CES) : 153.000 participants et 3.100 exposants. En janvier 2012, le CES de Las Vegas prévoyait la présentation de plus de… 20.000 produits différents

« Quelle frustration, s’exclame Jack Morton. On se sent souvent perdu. Et comment s’y retrouver par rapport à nos besoins propres ? »

Les halls d’exposition sont des lieux ennuyeux et rarement fertiles…

Premier constat, aujourd’hui : grands ou petits les halls d’exposition, où se concentrent les stands des exposants, sont souvent les lieux où se passent le moins de choses.

« Vous pouvez errer pendant des heures sans sentir l’envie de vous arrêter ou sans apprendre quoi que ce soit »

Qui n’est jamais revenu d’une de ces grands messes complètement épuisé, des tonnes de brochures sous le bras, mais, in fine, avec une moisson de contacts limités au regard des opportunités…? Matériellement, les déambulations n’optimisent pas la recherche d’information et la possibilité de rencontres et d’échanges fructueux. D’autre part, le temps manque pour passer à la phase de tri une fois rentré chez soi.

En 2012, peut-on dire que la présence statique sur un stand de six mètres carrés, huit heures durant, d’un représentant écrasé d’ennui, à côté d’une pile de prospectus et de quelques échantillons sous vitrine, constitue le moyen le plus efficace pour une entreprise de rentabiliser l’investissement dans ce type de manifestation… ?

Curation, StoryTelling, contenus

Les visiteurs et autres participants sont, en général, à la recherche de contenus, rappelle Jack Morton Worldwide.

La plupart des informations et des événements marquants se déroulent, régulièrement, en marge de la foire.

Par ailleurs, les visiteurs préféreront des actions animées : des ateliers, les conférences, les démonstrations.

Pour Morton, un événement majeur doit proposer beaucoup plus d’outils de « curation » de la part des organisateurs. Autrement dit, offrir des services de filtrage, d’annonces plus ciblées et de mise en avant des actions les plus pertinentes, en fonction des différentes attentes des différentes catégories de participants. L’attribution d’un prix, l’organisation d’événements de networking thématiques, etc., peuvent être des outils de « curation ».

Pro-actif, créatif, digital et collaboratif

Conseil important aux exposants : racontez des histoires sur votre organisation, vos services, vos produits.

« Donnez du sens, préparez des annonces durant la foire, mettez du contexte… Allez vers les gens et soyez pro-actifs et pensez à utiliser les outils digitaux pour toucher directement vos publics cibles. »

Voici une série d’autres recommandations, enfin, listées par Morton ou Otis Maxwell, dans le même esprit :

  • La plupart des influenceurs de votre secteur (journalistes spécialisés, blogueurs, distributeurs, innovateurs,…). Identifiez-les et tentez d’entrer en contacts avec eux.
  • Si vous êtes dans le hall des expositions, créez des espaces d’expérience, pas des stands qui sont juste des portes-documents
  • N’hésitez pas à collaborer avec d’autres exposants pour des actions ou des messages communs
  • Anticipez un outil de mesure du retour sur investissement de votre présence (en prenant également en compte des aspects comme le niveau de connaissance de votre marque, la réputation, etc., pas uniquement les contacts de vente qualifiés)
  • Gérez convenablement, de façon dynamique, votre espace

Ci-dessous, le résumé de l’analyse Jack Morton sur le CES de Las Vegas

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Les meilleurs outils de curation d’information et quand les utiliser

27 juillet 2011

Dans un monde d’infobésité, l’information brute, on le sait, n’est plus nécessairement ce qui sert le plus les entreprises.

L’avalanche de données et de récits s’avère souvent anxiogène.

Un grand nombre d’entreprises, d‘internautes, prêtent donc une attention aussi importante, si pas plus importante, au travail de sélection, d’édition, de présentation voire d’emballage de l’information.

Nous en avons déjà parlé ici, une de ces nouvelles disciplines destinées à sculpter et à façonner l’information afin de lui apporter une valeur très supérieure s’appelle curation.

La curation facilite ainsi le reporting de la veille au niveau interne. Elle permet aussi de créer des contenus publiables pour l’extérieur.

Les spécificités de chaque outil de curation

Une série d’outils sont aujourd’hui disponibles en ligne pour effectuer plus aisément ce travail.

Le site internet Mashable France nous offre un petit guide des principaux services d’assistance pour effectuer une curation d’information efficace (tri et présentation de l’information).

En voici un résumé visuel, on l’on voit que chaque outil (Netvibes, CurateUs, Storify, Pearltrees,…), on le voit, à ses spécificités.

Quand les employer ?

Voici un petit détail plus précis du contexte optimal d’utilisation des principaux services :

  • CurateUs vous permet de rassembler et d’agréger les contenus  digitaux spécifiques qui concernent votre marque
  • Netvibes offre une plate-forme permettant d’organiser les flux d’information, d’abord, en fonction de vos besoins propres. Il est votre tableau de bord d’informations.
  • Kweeper va organiser l’information en lui permettant de s’accumuler au fil du temps, au fur et à mesure des publications successives, et ainsi créer une chronologie des contenus publiés
  • Magnify est un outil de curation spécifique pour la vidéo
  • Scoop.it ou Paper.li vous permettent de créer votre propre première page de journal en ligne avec les contenus que vous récoltez.
  • Tumblr et Posterous sont des outils de blogging rapide, un système de bookmarking public également.
  • Storify vous aide à éditer et à exporter dans un format convivial une histoire fabriquée avec les blocs de contenus cueillis sur les réseaux sociaux.

 


L’impact des nouveaux modes de communication sur les pratiques de lobbying

5 janvier 2011

« En 2008, les autorités italiennes avaient pour projet de relever le taux de TVA sur la télévision à la demande de 10 à 20%. Au delà des protestations sous forme classique de la part des opérateurs concernés, des citoyens et des consommateurs individuels ont déclenché un mouvement de protestation sur des blogs et des groupes Facebook. De la sorte, il ont amplifié la voix de la contestation ».

« Plus récemment, le gouvernement Berlusconi a tenté de mettre en application une législation visant à imposer les mêmes contraintes légales à Youtube et autres plates-formes vidéo en ligne que celles en vigueur pour MediaSet ou NewsCorp. Ce dispositif risquait de tuer la vidéo en ligne. A nouveau, des individus se sont mobilisés massivement sur les réseaux sociaux et les blogs. Finalement, la proposition de loi fut amendée »

Que ce soit dans le domaine du nucléaire, de la protection des patients, du développement des transports publics ou autres, la pratique du lobbying au niveau législatif semble avoir pris un tournant manifeste.

Faisant référence aux deux exemples ci-dessus, Massimo Micucci, expert italien du lobbying, observe que les possibilités offertes aux individus de s’auto-coordonner spontanément sur les réseaux sociaux commence à montrer son impact sur le processus général de formation de lois et réglements.

« Aujourd’hui, dans un nombre croissant de cas, nous voyons le processus de lobbying passer de la négociation à la conversation », indique-t-il.

Des instruments traditionnels de négociation des lobbyiste vers l’écoute et la conversation

Historiquement, les instruments à disposition des lobbyistes législatif étaient de plusieurs ordres :

  • fréquenter assidûment les couloirs des assemblées parlementaires
  • organiser des déjeuners
  • fournir des études approfondies portant la caution de scientifiques éminents
  • obtenir les rendez-vous avec les collaborateurs directs des mandataires politiques en charge de la matière traitée
  • lancer une campagne de relations publiques dans la presse
  • organiser des pétitions
  • etc.

« Le lobbying efficace repose sur le relationnel et la capacité d’acheminer un certain type d’information (pour un client) à destination d’un décideur via ce tissu relationnel. Toutes ces pratiques fonctionnent encore bel et bien aujourd’hui », note Triad Strategies, une société de relations publiques et de lobbying basée au Etats-Unis.

Néanmoins, le transfert de la vox populi sur le Net va fragiliser l’effet des actions discrètes, si le débat prend une tournure plus publique.

« Les législateurs et leurs attachés ne sont pas (ou plus) uniquement dépendants de l’information que leurs présentent les lobbyistes des différents bords, poursuit Triad Strategies. Grâce à internet, ils passent désormais un temps croissant à rechercher de l’information par eux-mêmes. Les blogs et les réseaux sociaux sont des espaces sur lesquels ils s’informent de plus en plus »

Nécessité de changer mais aussi opportunités pour les lobbyistes

A l’inverse, les blogs, Twitter, Youtube, Facebook sont aussi un nouveau canal permettant de passer des messages et intervenir dans le débat avec des arguments percutants. Ils donnent la possibilité de se mettre à l’écoute de ce que pensent les responsables politiques, de façon parfois beaucoup plus simple et informelle que les voies classiques.

C’est ce que met notamment en avant Caroline De Cock, lobbyiste professionnelle installée dans le quartier européen à Bruxelles, auteur de iLobby.eu , un livre sur le lobbying et les médias sociaux.

« Twitter, par exemple, est devenu une source d’information précieuse, explique Caroline De Cock. Les parlementaires européens y partagent leurs états d’âme, leur agenda ainsi que les sujets qu’ils sont en train de traiter. Les membres du Conseil et de la Commission sont également de plus en plus présents sur ces espaces virtuels »

Par ailleurs, les médias sociaux permettent d’étendre substantiellement son réseau de networking.

« Au lieu de fréquenter tout le temps des réceptions et des cocktails bruxellois dans lesquels je rencontre tout le temps les mêmes 100 personnes, les réseaux sociaux me permettent d’entrer en contact avec des experts de l’autre côté du globe, pointe encore la lobbyiste. Ils me donnent des perspectives différentes qui me servent ensuite pour me différencier dans mon métier »

Intervention de Massimo Micucci :

Pourquoi renvoyer vers l’information de vos concurrents peut parfois rapporter gros ?

17 novembre 2010

S’il est une chose que les écoles de commerce se gardent bien d’enseigner à leurs étudiants futurs cadres d’entreprise, c’est de renvoyer leurs clients à la concurrence s’ils souhaitent des informations complémentaires.

Quel idiot ferait cela ?

Le portail internet Yahoo, à ses débuts, a pourtant été l’un de ces idiots.

Aujourd’hui, la firme ne s’en mord par les doigts. Au contraire, rappelle Ellie Mirman. C’est peut-être bien cette tactique qui, avec d’autres, a permis a l’entreprise californienne de s’envoler, voici plus d’une décennie,  vers le firmament du web.

Offrir la meilleure information à ses utilisateurs est le plus important, même si elle vient des concurrents

Certes, à l’époque, les outils de recherche en ligne n’étaient pas aussi performants qu’aujourd’hui.

Il n’empêche. A ses débuts, quand le moteur de recherche déroulait à l’écran une liste de résultats en réponse au mot-clé tapé dans l’interface par l’internaute, Yahoo ne se contentait d’afficher sa propre collecte. En bas de la page, Yahoo ajoutait un lien vers les résultats affichés par ses principaux concurrents (Excite, Ask, etc.) pour la même recherche en ligne…

Pour la société internet, cette approche permettait de gagner sur les deux tableaux. Ainsi…

  1. si la concurrence délivrait des résultats plus riches et pertinents, tant mieux pour l’utilisateur de Yahoo, qui pouvait bénéficier de ces meilleures informations
  2. en revanche, si la concurrence affichait des résultats de moins bonne qualité, la comparaison profitait à Yahoo, qui augmentait de la sorte la perception que son service était de meilleure qualité…

Le pouvoir de la transparence

« En incluant dans son service l’accès aux résultats procurés par les moteurs concurrents, les responsables de Yahoo ont pu profiler l’entreprise comme une organisation tournée en premier lieu vers la satisfaction de l’utilisateur, explique Ellie Mirman. Mieux que cela, le portail internet s’est présenté de la sorte auprès des internautes comme LE site internet à fréquenter pour obtenir les informations les plus complètes lors d’une recherche sur le web ».

On entend les sceptiques : « Cet exemple valait pour une société internet reconnue, dans un domaine dont le produit est justement la pertinence de l’information. Qu’est-ce qu’entreprise traditionnelle à à gagner de mettre en avant l’information publiée par ses concurrents ? »

La réponse est simple : devenir la principale source d’information pour les tiers au sujet d’une industrie particulière.

A l’heure où la qualité des contenus devient de plus en plus importante pour les responsables marketing, gagner la bataille de l’information est devenu plus stratégique que jamais.

Devenir une référence dans son champ d’activité

L’exemple des premières heures de Yahoo peut donc inspirer les responsables de certaines entreprises et directeurs marketing.

Joel Norton, un spécialiste du marketing pour les PME, a fait le tri entre les avantages et les inconvénients du fait de relayer les informations (commerciales, techniques, articles, réflexions,…) émises par les concurrents. Les voici :

Les contre :

  • Il y a un risque de faire indirectement la publicité de son concurrent, et donc de perdre des parts de marché
  • Le profil de votre entreprise peut se brouiller
  • La démarche encourage la comparaison des offres et des prix
  • Si l’information à laquelle vous renvoyez venant du concurrent est erronée, elle entachera par écho votre propre réputation

Les pour :

  • Votre entreprise devient un portail d’information pertinentes et dignes de confiance dans votre secteur d’activité
  • En conséquence, le trafic vers votre site internet s’accroît, avec des répercussions positives sur vos ventes
  • La « coopétition » ou la collaboration avec vos concurrentes se trouve facilitée. Vous pouvez développer ensemble une nouvelle catégorie de produit ou de service. Cela rejaillera également positivement sur votre position d’innovateur et donc, in fine, sur votre chiffre d’affaires…

On le voit, il n’y a pas de réponse noire ou blanche à la question.

Le nombre des avantages mérite néanmoins d’envisager l’éventualité. Une entreprise sûre de son positionnement et de la qualité de ses produits devrait pouvoir mener une démarche de cet ordre sans crainte. Encore une fois, à l’instar de Yahoo! à ses débuts, relayer de façon oecuménique les informations les plus pertinentes, quelles que soient leur source, donc y compris de la concurrence, peut vous façonner une réputation de pivot dans votre industrie.

Un quart des PME américaines sont actives sur les réseaux sociaux

20 février 2010

« Certaines pratiques, telles que des positions de yoga, la plongée ou jouer d’un instrument comme la trompette, peuvent provoquer des pressions sur les globes oculaires qui, à la longue, peuvent causer un glaucome. Voila ce que révèle une récente étude australienne. Pour plus d’informations à ce sujet, vous pouvez (…) »

Il y a un an, Alan Glazier, patron de Shady Grove Eye and Vision Care, une société d’optique basée à Rockville, petite ville du Maryland, a commencé un blog. Il a aussi ouvert un compte sur la plate-forme de micro-blogging Twitter. Il y parle, comme ci-dessus, de la vue, des yeux, d’optométrie, etc.

« Grâce aux marketing sur les réseaux sociaux, nous avons pu générer de nouvelles opportunités, explique Alan Glazier, sur Entrepreneur.com. Nous nous retrouvons en tête de recherche sur le moteur Google pour beaucoup de réquisitions relatives à l’ophtalmologie dans notre ville et aux alentours. Le nombre de visiteurs sur notre site internet a significativement augmenté »

Des milliers de PME sur les réseaux sociaux

Shady Grove Eye appartient aux 24% de PME qui, aux Etats-Unis, selon le Small Business Success Index, sont désormais actives sur les réseaux sociaux (blogs, Facebook, LinkedIn, Twitter…).

En un an, cette proportion a doublé.

Selon l’étude, les médias sociaux seront le troisième poste d’investissement des PME américaines dans les deux prochaines années.

61% des PME actives sur les réseaux sociaux disent entrer en relation avec de nouveaux prospects grâce aux réseaux sociaux.

Quasiment la moitié d’entre elles ont trouvé de nouvelles idées de produits.

Les petites et moyennens entreprises interrogées indiquent également être reconnues, grâce à leur activité et leur input sur les réseaux sociaux, comme des experts. Elles sont devenues des sources d’information crédibles pour des personnes d’influence, y compris des journalistes.

L’étude ci-dessus a été validée par l’Université du Maryland.

Dans certaines industries, les blogueurs sont devenus aussi importants que les journalistes

6 juin 2009

Le 2 et 4 juin se déroulait à Los Angeles un des rendez-vous les plus importants dans le monde du jeu vidéo, l’Electronic Entertainement Expo (E3). Le traitement général réservé aux blogueurs constituait l’une des particularités de cet événement et, au-delà, de l’industrie du jeu vidéo en général. Dans ce secteur, depuis quatre ou cinq ans, les blogueurs sont mis sur un pied d’égalité avec la presse traditionnelle. Le jeu vidéo s’affirme de ce point de vue comme précurseur dans l’évolution des modes de communication modernes. Damien Van Achter, community manager RTBF

Marques: les blogueurs sont vos premiers ambassadeurs

 » C’est sans doute une des premières industries à avoir compris qu’il fallait être en phase avec sa communauté, explique ainsi Damien Van Achter, community manager RTBF. Ces blogueurs sont des spécialistes, ils ont une vraie expertise et une rigueur dans leur travail. De plus, l’industrie du jeu vidéo à très bien compris que les blogueurs arrivaient à fédérer autour d’eux une importante communauté de fans.  »

Il s’agit d’une stratégie que n’importe quel secteur pourrait et devrait mettre en place, comme nous l’affirme Damien Van Achter: « Une marque ne pourra jamais contrôler  ce que ces utilisateurs disent  sur elle. Que ce soit en bien ou en mal. La marque doit donc faire une veille informationnelle pour savoir ce qui est dit, au risque sinon de se couper de sa base. L’industrie du jeu commence à récolter les fruits d’un tel travail« .

Les directions marketing s’intéressent aux blogueurs dans d’autres secteurs également

Cette attention spéciale portée aux blogueurs est-elle transposable dans d’autres secteurs que le jeu vidéo ? Certainement. Damien Van Achter mentionne une initiative prise l’année passée par Renaul. Le constructeur vait alors invité des blogueurs à tester la Renault Twingo. L’avenir semble donc être ouvert à ce genre d’initiative.
Les fans ne sont toutefois pas la seule communauté à pouvoir réagir aux sollicitations des marques. Parfois, ces dernières peuvent cibler des communautés de blogueurs en fonction de critères sociologiques et démographiques plutôt qu’en fonction de centres d’intérêt. Les « mamans blogueuses » (cf Maria Bailey), par exemple, sont l’objet d’une attention particulère des directions marketing. Elles reçoivent des échantillons gratuits. Elles reçoivent des invitations spéciales, explique cet article de Business Week. Exactement comme… des journalistes. Exemple avec la société américaine Aquion Water Treatment Products.
Mark Vance, chief marketing officer at Aquion Water Treatment Products in Chicago, conducted research with mommy bloggers on behalf of his firm’s RainSoft in-home water filtration and conditioning systems. « We realized that ‘protector moms’ are our target market, » Vance says.

Communication/marketing avec les blogueurs: quelques conseils

Par ou commencez, alors ? Voici quelques conseils aux entreprises, grandes ou PME :
  • Ne tentez pas de jouer l’esbrouffe. Misez sur une transparence totale lorsque vous prenez contact avec des blogueurs individuels
  • Dites que vous souhaitez les connaître. Donnez leur l’occasion de tester en primeur vos produits ou services
  • Apportez de la valeur ajoutée. Par exemple, organisez un événement où ils pourront rencontrer de visu d’autres blogueurs actifs sur la Toile
  • Tenez compte de l’effet viral de ces nouveaux modes de communication, en utilisant, par exemple, les réseaux sociaux tel Facebook.

A lire aussi:

Journalisme citoyen, la compétition automobile Nascar, aux Etats-Unis, s’adapte aux changements dans le paysage médiatique (Merci à Sam Piroton)

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