Diffuser de l’information en abondance est autant une stratégie d’influence que de protection
19 janvier 2012
Les meilleurs outils de curation d’information et quand les utiliser
27 juillet 2011
Dans un monde d’infobésité, l’information brute, on le sait, n’est plus nécessairement ce qui sert le plus les entreprises.
L’avalanche de données et de récits s’avère souvent anxiogène.
Un grand nombre d’entreprises, d‘internautes, prêtent donc une attention aussi importante, si pas plus importante, au travail de sélection, d’édition, de présentation voire d’emballage de l’information.
Nous en avons déjà parlé ici, une de ces nouvelles disciplines destinées à sculpter et à façonner l’information afin de lui apporter une valeur très supérieure s’appelle curation.
La curation facilite ainsi le reporting de la veille au niveau interne. Elle permet aussi de créer des contenus publiables pour l’extérieur.
Les spécificités de chaque outil de curation
Une série d’outils sont aujourd’hui disponibles en ligne pour effectuer plus aisément ce travail.
Le site internet Mashable France nous offre un petit guide des principaux services d’assistance pour effectuer une curation d’information efficace (tri et présentation de l’information).
En voici un résumé visuel, on l’on voit que chaque outil (Netvibes, CurateUs, Storify, Pearltrees,…), on le voit, à ses spécificités.

Quand les employer ?
Voici un petit détail plus précis du contexte optimal d’utilisation des principaux services :
- CurateUs vous permet de rassembler et d’agréger les contenus digitaux spécifiques qui concernent votre marque
- Netvibes offre une plate-forme permettant d’organiser les flux d’information, d’abord, en fonction de vos besoins propres. Il est votre tableau de bord d’informations.
- Kweeper va organiser l’information en lui permettant de s’accumuler au fil du temps, au fur et à mesure des publications successives, et ainsi créer une chronologie des contenus publiés
- Magnify est un outil de curation spécifique pour la vidéo
- Scoop.it ou Paper.li vous permettent de créer votre propre première page de journal en ligne avec les contenus que vous récoltez.
- Tumblr et Posterous sont des outils de blogging rapide, un système de bookmarking public également.
- Storify vous aide à éditer et à exporter dans un format convivial une histoire fabriquée avec les blocs de contenus cueillis sur les réseaux sociaux.
« De réactif, le Web devient pro-actif. D’immenses opportunités de business sont à la clé ! »
27 avril 2011
Imaginez que vous reveniez chez vous le soir. Votre disque dur a enregistré l’émission TV sur votre thème favori que vous n’aviez pas repéré dans le programme de la journée…
Imaginez que votre abonnement à votre club de football arrive à expiration. Votre ordinateur vous signale que de nouvelles places, mieux situées par rapport à l’arrière des buts, sont disponibles en prévente. Votre système sait que vous préférez cette position car, en outre, elle se trouve plus près du parking…
Imaginez que l’un de vos clients en Afrique du sud pose tout à coup beaucoup de questions au sujet d’un élément de sécurité sur la machine que vous lui avez vendue voici sept mois. Votre téléphone portable vous signale pro-activement les meilleures promotions actuelles offertes sur les vols pour Johannesbourg. Vous pouvez ainsi planifier un voyage à la période la moins coûteuse, en réservant suffisamment tôt…
Bienvenue dans l’ère du « Web intelligent« . Cette nouvelle ère, c’est l’âge où les outils technologiques anticipent vos besoins, grâce à l’énorme augmentation du volume d’information disponible et à la multiplication des connexions entre des millions de bases de données.
Le Web proactif, un nouveau tournant
« Jusqu’ici, internet était réactif. Les futurs services vont devenir plus pro-actifs, pose Gregory Renard, CTO de la société franco-belge Wygwam, en charge de l’innovation. Avec le web intelligent, nous sommes à un tournant, un tournant aussi important que celui qui, il y a plus de quinze ans, a vu naître l’internet! »
Wygwam, fondée voici huit ans, est à l’origine une entreprise de services informatiques, spécialisée dans les technologies Microsoft. Depuis plusieurs années, l’activité de services informatiques finance le développement de nouvelles recherches et d’un service d’architecture d’innovation, XBrainLab.
Le web intelligent appartient au champ d’exploration stratégiques de Wygwam et XBrainLab, dans les années à venir.
Google Guru et Apple-Siri soulignent l’émergence du Web intelligent
Pour Gregory Renard, deux événements montrent qu’une nouvelle étape est en train d’être franchie :
- Le rachat par le constructeur Apple du système de recherche par commande vocale Siri
- Le lancement par Google du service Google Guru
Siri est un assistant personnel que l’on télécharge sur son iPhone. Il tente d’utiliser la langage naturel et permet de trouver des réponses à des questions comme : « Où se trouve le taxi le plus proche ? » Google Guru repose, quant à lui, sur un principe proche de celui de Siri . L’utilisateur pose vocalement une question, via Google Talk, telle que « Quel temps fera-t-il demain à Rome? » Le système se charge d’apporter automatiquement la réponse.
« Nous sommes, bien sûr au début, commente Grégory Renard, mais ces deux opérations, apparemment anodines, sont en réalité des faits marquants. A travers elles, on s’aperçoit que le potentiel en termes de développement de nouveaux services commerciaux est tout simplement gigantesque ! »
Le système qui nous connaît de mieux en mieux grâce aux réseaux sociaux
Très bien. Cela dit, ne parle-t-on pas depuis longtemps de ces services intelligents qui répondent aux questions les plus complexes comme le ferait un être humain ?
« Ce qui fait la différence, c’est l’abondance de données aujourd’hui disponibles, rétorque Grégory Renard. A commencer par les données personnelles que beaucoup d’entre nous partagent à présent directement sur les réseaux sociaux. Nous donnons à voir nos goûts, nos habitudes, nos préférences, celles de nos amis, le type de relations que nous nouons avec eux mais aussi avec des partenaires sur le plan professionnel. Ces données personnelles permettent au système de mieux nous connaître et donc de pouvoir mieux anticiper nos besoins particuliers« .
Les résultats vont donc devenir de plus en plus efficaces.
L’apparition progressive du Web intelligent est une nouvelle charnière dans l’Histoire d’internet, estime-t-on chez XBrainLab.
« Le World Wide Web était apparu au début des années 90, constate Gregory Renard. Puis, vers 1998, Google a commencé à structurer l’information sur le Net. Dix ans plus tard, Facebook nous permet de voir notre graphe social et de bâtir de nouveaux services sur celui-ci. Le Web intelligent est le chapitre suivant. »
Croisement avec des millions de nouvelles bases de données ouvertes
Ce n’est qu’un début. Les possibilités annoncées par le Web intelligent seront demain décuplées par la création, l’ouverture et l’accès à des millions de nouvelles bases de données digitales, souligne-t-on chez XBrainLab. Au niveau des pouvoirs publics, d’abord.
Les gouvernements locaux ou nationaux, à travers l’approche dite « open data » (exemple, ici, à Paris), commencent à mettre à disposition, dans certains pays, d’énormes quantités d’information non personnelle.
Les données de géolocalisation ou les données commerciales en tout genre (nouveaux produits, promotions, stocks, etc.) sont d’autres types de données qui abondent, désormais.
En croisant ces informations avec l’analyse de nos préférences personnelles, des systèmes sophistiqués peuvent aujourd’hui anticiper nos besoins et enrichir considérablement les services qui nous sont prodigués.
D’énormes gains de temps à une époque où le temps manque tant
Cette marche rapide ne risque-t-elle pas, à un moment, de rendre le web trop intrusif ? A la longue, n’aurons-nous pas l’impression de céder notre libre arbitre à ces nouveaux outils ?
« Il convient de rester très vigilant, opine Grégory Renard. Nous devons faire attention à ne pas nous livrer totalement. Cela dit, comme on l’a dit, avec le temps, ces services intelligents vont devenir tellement efficaces, qu’ils deviendront sans doute irrésistibles. Il sera de plus en plus difficile de choisir, de soi même, de les désactiver. »
« Grâce à internet, l’information est devenue une commodité, poursuit Grégory Renard. Ce qui nous manque le plus, c’est du temps. Or, ces nouveaux services pro-actifs vont nous permettre de gagner énormément de temps dans notre vie privée et notre vie professionnelle… Il sera difficile de résister à cela… »
De nouveaux métiers…
L’impact devrait être également économique.
Si Google et d’autres outils nous ont offert d’énormes gains de productivité en matière de recherche d’information, les futurs outils intelligents devraient amener d’énorme gains de productivité dans des tâches demandant une certaine « reflexion limitée », en général liée à une connaissance particulière. L’exemple le plus classique qui vient à l’esprit est celui d’une secrétaire. Mais aussi, pourquoi pas, un conseiller en vin, un conseiller pour le choix d’un gîte rural, un support d’installation, etc…
« Les outils intelligents vont démocratiser l’accès à une forme d’assistance qui n’était jusqu’ici réservée qu’à certains professionnels et particuliers plus aisés« , distingue le CTO de Wygwam.
Certains métiers risquent de disparaître. Mais d’autres, aussi, pourront naître, grâce à toutes ces nouvelles opportunités.
« Le web intelligent amènera la création de dizaines de nouveaux métiers, pointe Grégory Renard. Et il permettra d’améliorer la valeur ajoutée de certains autres métiers existants. »
« Montrez votre identité et vos valeurs, vos employés deviendront vos meilleurs ambassadeurs »
18 avril 2011
La curation ou comment se sortir de l’infobésité
17 mars 2011
Parmi les grands thèmes qui émaillent l’actualité du web depuis plusieurs mois, la curation est incontestablement l’un des plus populaires.
De quoi s’agit-il ? 
En gros, la curation consiste à chercher, sélectionner, reformater puis mettre en avant (à son compte) des informations pertinentes pour un ou plusieurs thèmes de prédilection.
La valeur ajoutée est dans le tri
Pour certains, la curation prend aujourd’hui le relais des moteurs de recherche sur internet. Quand la mécanique de ces derniers ne parvient pas à ramener une information de qualité suffisante par rapport à des requêtes particulières.
Et oui, l’ordinateur ne peut tout. L’être humain est encore nécessaire sur le web.
D’aucuns pourraient recruter des armées de petites mains sur d’autres continents pour effectuer des milliards de recherche manuellement. Certains, d’ailleurs, le font.
Alternative : compter sur l’oeil de ses pairs pour faire le tri. Après tout, dans un monde où l’information est devenue surabondante, où les entreprises sont guettées par l’infobésité, la valeur ajoutée se trouve finalement bien dans le travail de filtrage et de sélection.
Tel est le pari de la curation. Cette dernière repose sur deux étapes :
- Un travail de veille intensif qui alimente la réflexion stratégique d’une entreprise.
- Le produit de cette veille est reclassé, repackagée et ensuite rediffusé comme un produit d’information à part entière. Il peut de la sorte servir également les objectifs marketing d’une entreprise (selon les principes du content marketing).
Multiplication des outils de curation
La curation instaure une nouvelle philosophie de la communication pour les entreprises qui prend acte de la possibilité aujourd’hui d’utiliser les contenus de tiers pour servir sa propre stratégie.
Concrètement, les entreprises ne sont plus livrées à elles-mêmes pour se mettre à la curation. Un chapelet de nouveaux outils apparaissent sur le Net.
La semaine dernière, par exemple, la conférence South by South West (SXSW) Interactive (la plus grande conférence annuelle aux Etats-Unis consacrée à l’univers du web) consacrait l’un de ses ateliers à la curation. Etaient réunis à cette occasion, à Austin (Texas), les représentants de quelques uns de ces nouveaux outils : Trap.it, Keepstream, Mass Relevance, Scoop.it ou, surtout, Storify, fondée par l’entrepreneur belge Xavier Damman.
Storify vient de remporter le prix de la meilleure startup lors de cette même conférence SXSW.
Ainsi, l’outil Storify, comme d’autres, permet de très facilement isoler des informations spécifiques diffusées sur les réseaux sociaux, de sélectionner les plus intéressantes et de les assembler dans un fichier web ad hoc que l’on peut ensuite exporter sur son propre site internet (voir exemple ci-dessous, avec des informations reprises de Twitter lors de l’atelier Curation de SXSWW).
Ce que la curation d’information apporte aux PME (interview de Scoop.it)
16 mars 2011
« Les PME prennent aujourd’hui un risque en n’organisant par une veille sur Twitter »
16 février 2011











