Aucun document n’égale une interaction directe avec un expert d’un domaine exploré

4 décembre 2012

Lorsque vous êtes perdu dans une grande métropole, que vous devez être à l’heure à un rendez-vous important, à qui allez-vous plus facilement vous en remettre ? Un guide (Michelin, Fodor’s, Routard) de la ville, très complet, ou… un chauffeur de taxi expérimenté ? 

Probablement, choisirez-vous le second.

Non pas que vous n’ayez pas confiance dans la carte en couleurs fort détaillée du guide papier.

Simplement, aussi précises qu’elles sont, vous sentez intuitivement que les informations contenues dans l’ouvrage (voire le GPS) que vous avez dans la poche ne vous donne qu’une vision partielle de la situation. Théorique. Hors contexte.

Le chauffeur de taxi vous guidera plus rapidement et plus sûrement.

Information humaine : contextualisée, rapide, précise

Pourquoi en est-il ainsi, finalement ? Reprenons quelques raisons qui pourraient nous traverser l’esprit :

  1. Il faut du temps pour comprendre la logique du guide et identifier où se trouve l’information exacte recherchée
  2. Aussi récent que soit le document, les données qu’il contient sont éphémères et ne reflètent déjà plus nécessairement la réalité du moment
  3. Le document, par définition, ne comporte aucun élément de contexte : quid de l’heure de pointe ? Y a-t-il des travaux quelque part sur l’itinéraire ? Une déviation ? Quid d’un restaurant où je peux manger végétarien à proximité, mais sans réservation ? Etc.

Un taximan peut apporter directement ces réponses.

Mieux, il pourra vous recommander des personnes, des lieux, des itinéraires raccourcis tenant compte du contexte de la journée, etc. Il anticipera peut-être des demandes qui ne vous ont pas encore frappé l’esprit (hors suggestions commerciales).

Quelle que soit l’information recherchée, une interaction informelle avec la personne détentrice de l’information et de son contexte, avec un expert, battra toujours n’importe quel document. Fût-il un guide de voyage, un répertoire de restaurants, un rapport scientifique ou une étude détaillée…

Supériorité du contact direct avec l’expert sur l’information documentée

La connaissance est quelque chose de beaucoup plus riche qu’une simple information, même très complète et bien articulée dans un document net et bien mis en page.

Pour reprendre l’analogie décrite ci-dessus, les candidats taximen de Londres passent plusieurs mois à sillonner en scooter, notamment, les rues de la capitale britannique, explique ce blog anglais. L’information qu’ils détiennent est le fruit d’une expérience longue ainsi que de multiples échanges qu’ils conduisent pendant des années.

Le knowledge management: d’abord une question de capital relationnel

La gestion des connaissances (knowledge management) en entreprise est parfois d’abord vue comme une gestion documentaire. En fait, il serait bon de considérer, aussi, l’importance de se forger un réseau de relations professionnelles large.

Grâce au capital relationnel tissé avec des personnes ressources, très pointues dans leur domaine, il sera possible de consulter rapidement les détenteurs de connaissances et d’obtenir de leur part des réponses circonstanciées et pertinentes.

Ce capital relationnel ne se crée pas, comme on le sait, du jour au lendemain. La confiance se gagne. Pour recevoir, il faut être capable de donner. Et donc, quelque part, se positionner également en tant qu’expert dans un domaine.

Les plates-formes digitales et les outils sociaux s’avèrent chaque jour dans de cadre, des alliés un peu plus incontournables. Voici encore une occasion de le répéter.

Pour mémoire (vidéo Prayon : « Rencontrer les influenceurs clés » ):

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YpSm4ABMqVA

Pourquoi partageons-nous de l’information sur les réseaux sociaux

29 juin 2012

Malgré de nombreux risques dont nous sommes tous conscients, comme des cambrioleurs qui peuvent contrôler nos déplacements en temps réel, les internautes partagent de plus en plus d’information sur les réseaux sociaux.

Partager l’information peut également être une forme de protection.

Et de satisfaction, comme le décrit cette infographie.

Vaut-il mieux être le premier à innover ou le premier à copier ceux qui innovent ?

15 mai 2012

Vaut-il mieux être guépard ou vautour ?

Le coucou est-il plus intelligent que l’hirondelle qui, chaque année, s’exténue à fabriquer son propre nid, alors que le premier se contente de squatter le lit des autres ?

En matière d’innovation, cette question tient éveillé la nuit plus d’un directeur d’entreprise.

Cela vaut-il encore la peine d’investir en recherche et développement (R&D) ?

Hausse des coûts et des risques de la R&D…

Certaines entreprise se découragent, parfois.

Dans le secteur pharmaceutique, par exemple, il suffit parfois d’attendre et de produire sous modèle génériques des médicaments dont la propriété intellectuelle est tombe dans le domaine public après quelques années.

Les coûts de la R&D ne cessent de croître. Les risques augmentent, en raison de l’instabilité du contexte économique. Les délais de protection, et donc de rentabilisation des investissements, raccourcissent.

Pourquoi s’exténuer à investir dans l’innovation, alors que d’autres sont prêts à creuser les sillons pour les autres… ?

Devancer ou suivre de près ?

De plus, les innovateurs sont très exposés.

Le fabricant anglais Dyson en sait quelque chose. Trois mois à peine après le lancement de son sèche-mains rapide à air pulsé, un produit relativement révolutionnaire, la firme a vu arriver sur ce tout nouveau terrain des producteurs venus d’Asie, avec un appareil comparable.

Selon une enquête citée par le magazine The Economist, cette semaine, les pionniers ne captureraient en moyenne que sept pour-cent des nouveaux marchés qu’ils initient.

Dès lors, on peut comprendre que d’aucuns considèrent comme très confortable d’attendre que d’autres essuient les plâtres pour ensuite exploiter les nouveaux filons dégagés en développant rapidement des copies plus ou moins inspirées de l’original.

Limite floue entre inspiration et copie

La frontière entre inspiration et copie, néanmoins, peut s’avérer très ténue.

L’iPhone et l’iPad d’Apple ne sont pas nés du néant. La firme à la pomme s’est inspirée et a amélioré des idées (tablette, téléphone internet, etc.) que d’autres industriels avaient infructueusement tenté de commercialiser quelques années auparavant. Apple a conçu un terminal beaucoup plus convivial et l’a doté d’un écosystème efficace.

Beaucoup d‘autres marques célèbres ont démarré en imitant les tentatives d’autres acteurs plus aventureux ou plus créatifs qu’elles, au départ.

Ainsi, McDonald’s,par exemple, la célèbre chaîne de fast food, n’a pas inventé la restauration rapide. L’entreprise White Castle l’avait devancée. Mais McDonalds a hissé le concept à un niveau sur lequel son concurrent précurseur n’a jamais pu s’aligner.

Pouvoir être suiveur et innovateur

Apple, McDonald’s, et d’autres entreprises à succès ont été des suiveurs avant d’être des innovateurs.

Ils ont repéré et réparé les défauts des pionniers dans leur marché. Ils ont rendu les processus plus efficaces, le positionnement de marché meilleur. Ils ont tordu l’approche bâtie par les pionnier pour en rendre le produit ou le service irresistible pour un beaucoup plus grand nombre…

Si toute nouvelle filière nécessite qu’un premier acteur prenne un jour l’initiative pour lui donner le jour, le développement du marché lui-même implique que des suiveurs s’infiltrent ensuite dans la brèche.

Les guépards et les vautours se complètent pour équilibrer le système.

Samsung, LG, HTC (avec l’apport du Android OS de Google) ont singé la stratégie de Apple, une fois que celle-ci s’est montrée payante. Bien leur en a pris. Leurs revenus se sont inscrits en hausse. Dans son ensemble, le marché a grandi.

Avantage au pionnier… s’il gère bien son avance

Quoi qu’il en soit, le leader, aujourd’hui, dans le secteur des smartphones et des tablettes, n’en reste pas moins, et de loin, Apple.

Le groupe est affiche la plus grande capitalisation boursière du globe.

Si les copieurs peuvent devenir très prospères, les pionniers, lorsqu’ils gèrent correctement leurs risques et opportunités, le deviennent encore bien plus

« La rumeur est devenue la première source d’information des entreprises »

2 mai 2012

Diffuser de l’information en abondance est autant une stratégie d’influence que de protection

19 janvier 2012

Les meilleurs outils de curation d’information et quand les utiliser

27 juillet 2011

Dans un monde d’infobésité, l’information brute, on le sait, n’est plus nécessairement ce qui sert le plus les entreprises.

L’avalanche de données et de récits s’avère souvent anxiogène.

Un grand nombre d’entreprises, d‘internautes, prêtent donc une attention aussi importante, si pas plus importante, au travail de sélection, d’édition, de présentation voire d’emballage de l’information.

Nous en avons déjà parlé ici, une de ces nouvelles disciplines destinées à sculpter et à façonner l’information afin de lui apporter une valeur très supérieure s’appelle curation.

La curation facilite ainsi le reporting de la veille au niveau interne. Elle permet aussi de créer des contenus publiables pour l’extérieur.

Les spécificités de chaque outil de curation

Une série d’outils sont aujourd’hui disponibles en ligne pour effectuer plus aisément ce travail.

Le site internet Mashable France nous offre un petit guide des principaux services d’assistance pour effectuer une curation d’information efficace (tri et présentation de l’information).

En voici un résumé visuel, on l’on voit que chaque outil (Netvibes, CurateUs, Storify, Pearltrees,…), on le voit, à ses spécificités.

Quand les employer ?

Voici un petit détail plus précis du contexte optimal d’utilisation des principaux services :

  • CurateUs vous permet de rassembler et d’agréger les contenus  digitaux spécifiques qui concernent votre marque
  • Netvibes offre une plate-forme permettant d’organiser les flux d’information, d’abord, en fonction de vos besoins propres. Il est votre tableau de bord d’informations.
  • Kweeper va organiser l’information en lui permettant de s’accumuler au fil du temps, au fur et à mesure des publications successives, et ainsi créer une chronologie des contenus publiés
  • Magnify est un outil de curation spécifique pour la vidéo
  • Scoop.it ou Paper.li vous permettent de créer votre propre première page de journal en ligne avec les contenus que vous récoltez.
  • Tumblr et Posterous sont des outils de blogging rapide, un système de bookmarking public également.
  • Storify vous aide à éditer et à exporter dans un format convivial une histoire fabriquée avec les blocs de contenus cueillis sur les réseaux sociaux.

 


« De réactif, le Web devient pro-actif. D’immenses opportunités de business sont à la clé ! »

27 avril 2011

Imaginez que vous reveniez chez vous le soir. Votre disque dur a enregistré l’émission TV sur votre thème favori que vous n’aviez pas repéré dans le programme de la journée…

Imaginez que votre abonnement à votre club de football arrive à expiration. Votre ordinateur vous signale que de nouvelles places, mieux situées par rapport à l’arrière des buts, sont disponibles en prévente. Votre système sait que vous préférez cette position car, en outre, elle se trouve plus près du parking…

Imaginez que l’un de vos clients en Afrique du sud pose tout à coup beaucoup de questions au sujet d’un élément de sécurité sur la machine que vous lui avez vendue voici sept mois. Votre téléphone portable vous signale pro-activement les meilleures promotions actuelles offertes sur les vols pour Johannesbourg. Vous pouvez ainsi planifier un voyage à la période la moins coûteuse, en réservant suffisamment tôt…

http://youtu.be/8gg_NnVSGGw

Bienvenue dans l’ère du « Web intelligent« . Cette nouvelle ère, c’est l’âge où les outils technologiques anticipent vos besoins, grâce à l’énorme augmentation du volume d’information disponible et à la multiplication des connexions entre des millions de bases de données.

Le Web proactif, un nouveau tournant

« Jusqu’ici, internet était réactif. Les futurs services vont devenir plus pro-actifs, pose Gregory Renard, CTO de la société franco-belge Wygwam, en charge de l’innovation. Avec le web intelligent, nous sommes à un tournant, un tournant aussi important que celui qui, il y a plus de quinze ans, a vu naître l’internet! »

Wygwam, fondée voici huit ans, est à l’origine une entreprise de services informatiques, spécialisée dans les technologies Microsoft. Depuis plusieurs années, l’activité de services informatiques finance le développement de nouvelles recherches et d’un service d’architecture d’innovation, XBrainLab.

Le web intelligent appartient au champ d’exploration stratégiques de Wygwam et XBrainLab, dans les années à venir.

Google Guru et Apple-Siri soulignent l’émergence du Web intelligent

Pour Gregory Renard, deux événements montrent qu’une nouvelle étape est en train d’être franchie :

Siri est un assistant personnel que l’on télécharge sur son iPhone. Il tente d’utiliser la langage naturel et permet de trouver des réponses à des questions comme : « Où se trouve le taxi le plus proche ? » Google Guru repose, quant à lui, sur un principe proche de celui de Siri . L’utilisateur pose vocalement une question, via Google Talk, telle que « Quel temps fera-t-il demain à Rome? » Le système se charge d’apporter automatiquement la réponse.

« Nous sommes, bien sûr au début, commente Grégory Renard, mais ces deux opérations, apparemment anodines, sont en réalité des faits marquants. A travers elles, on s’aperçoit que le potentiel en termes de développement de nouveaux services commerciaux est tout simplement gigantesque ! »

Le système qui nous connaît de mieux en mieux grâce aux réseaux sociaux

Très bien. Cela dit, ne parle-t-on pas depuis longtemps de ces services intelligents qui répondent aux questions les plus complexes comme le ferait un être humain ?

« Ce qui fait la différence, c’est l’abondance de données aujourd’hui disponibles, rétorque Grégory Renard. A commencer par les données personnelles que beaucoup d’entre nous partagent à présent directement sur les réseaux sociaux. Nous donnons à voir nos goûts, nos habitudes, nos préférences, celles de nos amis, le type de relations que nous nouons avec eux mais aussi avec des partenaires sur le plan professionnel. Ces données personnelles permettent au système de mieux nous connaître et donc de pouvoir mieux anticiper nos besoins particuliers« .

Les résultats vont donc devenir de plus en plus efficaces.

L’apparition progressive du Web intelligent est une nouvelle charnière dans l’Histoire d’internet, estime-t-on chez XBrainLab.

« Le World Wide Web était apparu au début des années 90, constate Gregory Renard. Puis, vers 1998, Google a commencé à structurer l’information sur le Net. Dix ans plus tard, Facebook nous permet de voir notre graphe social et de bâtir de nouveaux services sur celui-ci. Le Web intelligent est le chapitre suivant. »

Croisement avec des millions de nouvelles bases de données ouvertes

Ce n’est qu’un début. Les possibilités annoncées par le Web intelligent seront demain décuplées par la création, l’ouverture et l’accès à des millions de nouvelles bases de données digitales, souligne-t-on chez XBrainLab. Au niveau des pouvoirs publics, d’abord.

Les gouvernements locaux ou nationaux, à travers l’approche dite « open data » (exemple, ici, à Paris), commencent à mettre à disposition, dans certains pays, d’énormes quantités d’information non personnelle.

Les données de géolocalisation ou les données commerciales en tout genre (nouveaux produits, promotions, stocks, etc.) sont d’autres types de données qui abondent, désormais.

En croisant ces informations avec l’analyse de nos préférences personnelles, des systèmes sophistiqués peuvent aujourd’hui anticiper nos besoins et enrichir considérablement les services qui nous sont prodigués.

D’énormes gains de temps à une époque où le temps manque tant

Cette marche rapide ne risque-t-elle pas, à un moment, de rendre le web trop intrusif ? A la longue, n’aurons-nous pas l’impression de céder notre libre arbitre à ces nouveaux outils ?

« Il convient de rester très vigilant, opine Grégory Renard. Nous devons faire attention à ne pas nous livrer totalement. Cela dit, comme on l’a dit, avec le temps, ces services intelligents vont devenir tellement efficaces, qu’ils deviendront sans doute irrésistibles. Il sera de plus en plus difficile de choisir, de soi même, de les désactiver. »

« Grâce à internet, l’information est devenue une commodité, poursuit Grégory Renard. Ce qui nous manque le plus, c’est du temps. Or, ces nouveaux services pro-actifs vont nous permettre de gagner énormément de temps dans notre vie privée et notre vie professionnelle… Il sera difficile de résister à cela… »

De nouveaux métiers…

L’impact devrait être également économique.

Si Google et d’autres outils nous ont offert d’énormes gains de productivité en matière de recherche d’information, les futurs outils intelligents devraient amener d’énorme gains de productivité dans des tâches demandant une certaine « reflexion limitée », en général liée à une connaissance particulière. L’exemple le plus classique qui vient à l’esprit est celui d’une secrétaire. Mais aussi, pourquoi pas, un conseiller en vin, un conseiller pour le choix d’un gîte rural, un support d’installation, etc…

« Les outils intelligents vont démocratiser l’accès à une forme d’assistance qui n’était jusqu’ici réservée qu’à certains professionnels et particuliers plus aisés« , distingue le CTO de Wygwam.

Certains métiers risquent de disparaître. Mais d’autres, aussi, pourront naître, grâce à toutes ces nouvelles opportunités.

« Le web intelligent amènera la création de  dizaines de nouveaux métiers, pointe Grégory Renard. Et il permettra d’améliorer la valeur ajoutée de certains autres métiers existants. »

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