Pearltrees: « Nous vous permettons de visualiser l’univers des informations qui vous intéressent »
16 juillet 2010
« L’entreprise 2.0 n’est plus un gadget, mais une réalité tangible dans un nombre grandissant d’entreprises »
3 mai 2010
Stuart McIntyre est un consultant britannique, expert dans le domaine de la collaboration en entreprise et, plus précisément, du concept d’Entreprise 2.0.
« L’Enterprise 2.0 n’est plus un simple gadget, un effet de mode vendu par quelques initiés, défend-il. La notion d’entreprise 2.0, et tout ce qu’elle véhicule en termes d’ouverture, de décloisonnement et de collaboration, devient une réalité pour un nombre grandissant d’entreprises. La collaboration et le partage spontané de connaissances que permet l’utilisation des nouveaux outils sociaux aident aujourd’hui les entreprises à devenir plus plus productive et plus innovantes. En d’autres mots, plus compétitives « .
« Notons néanmoins que la mise en place d’une philosophie de l’Enterprise 2.0 n’est pas qu’une question d’outils informatiques, s not only a matter of using online social tools, insiste le consultant, qui s’exprimait à l’occasion du Blug 2010, une conférence organisée par IBM Lotus à Brussels. L’Enterprise 2.0 implique un changement culturel, de nouveaux comportements ainsi que l’adhésion de la direction. Cette métaphore nécessite l’adhésion du leadership de l’organisation. Le défi se situe en grande partie au niveau des pratiques de management ».
L’ adoption d’un modèle d’entreprise 2.0 peut tirer le potentiel d’innovation de l’entreprise vers le haut. Elle ne supprime cependant pas l’utilité d’un département de recherche et développement (R&D). Néanmoins…
« Une entreprise sera amenée de plus en plus souvent à se demander le coût que représente pour elle le fait de ne pas puiser et valoriser les idées innovantes générées dans ses autres départements, que ce soit le départment commercial, marketing, ressources humaines ou comptabilité… »
Aujourd’hui, les gens ont besoin de structurer leur information par eux-mêmes
25 février 2010
Le nouveau métabolisme de l’entreprise organique
17 janvier 2010
Une entreprise, dans la définition classique, était un organisme réalisant des fonctions de production.
Des inputs, d’un côté, des outputs de l’autre, et, entre les deux, une série de processus relativement encadrés, rigoureux et pilotés.
Les fonctions de production, donc, étaient donc les organes vitaux de l’entreprise, appelons-la fonctionnelle.
Les choses changent.
Aujourd’hui, nous voyons émerger un autre métabolisme d’entreprise, celui de l’entreprise organique.
A 90% formée de capteurs sens et de connexion nerveuses
Comme un corps humain constitué à 90% d’eau, une entreprise organique est constitué à 90% d’influx d’information, à travers un système nerveux, de capteurs sensoriels et de support de communication, conformément à la représentation donnée dans le schéma ci-dessous.
Les processus de production proprement dits, les domaines automatisés forment certes, encore, le squelette de l’organisation. Mais ils n’accomplissent plus qu’une petite partie des fonctions accomplies par l’organisation.
Cerveau, réseau nerveux, sens, système sanguin…
Voici quelques quartiers de ce corps d’organisation organique :
- Réseau nerveux
Le réseau nerveux représente les abonnements aux flux RSS, la veille d’information permanente, la capacité de se mettre en alerte…
- Cerveau
Le cerveau est le siège privilégié de la collaboration. Avant, les lieux de collaboration étaient les salles de réunion. Désormais, les documents partagés en ligne (Wiki), le tagging, décuplent les possibilités de collaboration.
- Système sanguin
Le système sanguin représente les interactions et l’échange de connaissances. Les réseaux sociaux facilitent ces échanges.
- Sens
Ce sont les lieux de discussion et d’information sur internet, dirigés vers l’extérieur.
Entreprise organique, circuit d’information
Ce schéma de l’entreprise organique n’est bien sûr qu’une représentation sans doute très simplifiée.
Elle permet néanmoins de prendre conscience que les flux d’informations sont ce qui permet à une entreprise de tourner et de produire la richesse.
Les performances dépendent de la capacité de capter ces signaux de l’extérieur et de faire circuler l’information en interne, à travers tous les canaux disponibles.
(schéma découvert via le réseau Psst)
Comment Yammer transforme SD Worx en Entreprise 2.0
6 janvier 2010
L’information circule souvent mal dans les entreprises.
Les employés pensent que la direction sait. Les directeurs sont convaincus de la connaissance d’une problématique par leurs employés. Or, bien souvent, la chaîne de l’information se rompt à différents endroits, fortuitement ou délibérément (rétention, jeux de pouvoir, stratégie personnelle…).
Les réunions d’échange d’information, elles, sont souvent inefficaces et difficiles à organiser. L’information y est souvent dépassée.
De nouveaux outils digitaux ouverts d’échange d’information apparaissent aujourd’hui dans l’entreprise. 
La plate-forme de micro-blogging interne Yammer est l’un de ces solutions nouvelles qui se répand dans un certain nombre d’organisaitions.
Premier impact concret de l’utilisation de Yammer chez SD Worx
Depuis quelques semaines, SD Worx, une société de conseil en ressources humaines, basée en Belgique et qui occupe 1.800 personnes, teste la plate-forme Yammer.
Au moment de l’interview (fin 2009), 350 employés de SD Worx s’étaient inscrits spontanément sur Yammer.
Yammer permet la diffusion de messages très courts (maximum 140 caractères), suffisants pour échanger un maximum d’information et être au courant des dernières tendances.
Frédéric Williquet, directeur régional de SD Worx, explique cette expérience dans la vidéo ci-dessous
Certes, les 350 personnes n’utilisent pas le service avec la même intensité. Une poignée d’acteurs plus motivés animent la plate-forme. Mais c’est suffisant, indique Frédéric Williquet, pour ramener des résultats, des réactions, et commencer à fluidifier nettement la circulation de l’information stratégique au sein de l’organisation.
Des informations qui n’auraient pas été connues de certaines responsables de l’entreprise, faute de modes de communication appropriés, le sont désormais grâce à la transparence de la plate-forme.
Yammer habitue à utiliser Twitter, en externe
Le défi, à présent, pour SD Worx, est de susciter plus de réactions en retour.
« Cela se fait encore peu, c’est vrai. Mais c’est cette dynamique bi-directionnelle qui nous intéresse aussi beaucoup »
Les feed backs de l’extérieur, en particulier, en provenance de clients, d’autres experts en RH (ressources humaines), de concurrents, attisent la curiosité de la compagnie.
« Avec l’habitude, grâce à Yammer, de communiquer sur ce que l’on fait, sur nos succès mais aussi ce que nous devons améliorer, nous apprenons également, petit à petit, à communiquer de cette façon vers l’extérieur », ajoute Frédéric Williquet.
Depuis quelques temps, des responsables de SD Worx se sont engagés sur Twitter, le réseau social qui, après Facebook, progresse le plus dans le monde.
« Seulement une poignée d’employés, à ce stade, utilisent Twitter, détaille encore Frédéric Williquet, dans cette autre vidéo. Les réactions sont encore peu nombreuses, là aussi. La qualité des conetnus, toutefois, est élevée ».
« Pour l’heure, l‘apport concret de Twitter pour SD Worx se situe, d’une part, au niveau de notre visibilité. Elle s’est accrue. D’autre part, nous avons accès grâce à Twitter à la veille des spécialistes les plus réputés dans notre domaine RH. Cela, en temps réel… C’est un formidable filtre à information« .
Vers l’entreprise 2.0
SD Worx s’achemine ainsi sur la voie de l’entreprise 2.0 : ouverte, collaborative, en réseau.
« Nous attendons que beaucoup plus de personnes, aujourd’hui, s’inscrivent sur ces plates-formes d’échange, sourit Frédéric Williquet. Nous voudrions beaucoup plus de conversation et d’échange. Ce serait génial ! »
Comment tuer son intranet
9 décembre 2009
Le modèle de gestion de la connaissance chez BP
15 juillet 2009
Six aptitudes clés à développer pour gérer l’information sur le Net
8 juillet 2009
A ses débuts, dans le milieu des année 90, internet est apparu comme une immense bibliothèque d’information mise par magie à disposition des utilisateurs connectés. Dans leur comportement de chercheur et de consommateur d’information, les internautes ont fort logiquement adopté un comportement similaire à celui d’un usager de bibliothèque. Dans une bibliothèque, la recherche s’effectue dans des catalogues de fiches ou sur une base de données d’ordinateur branché localement. La réponse renvoie à une source (ouvrages, journaux, magazines, travail d’étude…). 
Ce modèle est longtemps resté valable sur le Net. Ces trois ou quatre dernières années, la navigation sur internet a toutefois subi de profondes modifications.
Entre-temps, les usagers de la bibliothèque « internet » sont devenus producteurs d’information. Ils fabriquent des contenus qui à leur tour viennent s’ajouter aux sources traditionnelles. Ils grossissent le stock de la bibliothèque. L’information et les contenus mis en ligne sont devenus dynamiques. Ils s’enrichissent chaque jour des commentaires, modifications, critiques, contenues riches (son, image, vidéo…) qui leur sont ajoutées. La recherche d’informations efficace sur le Net ne peut donc plus s’inscrire aujourd’hui dans une démarche unilatérale.
Les nouveaux supports en ligne appellent l’adoption de nouveaux comportements. Le développement de nouvelles aptitudes. À la fois pour recueillir de l’information. Mais aussi, pouvoir produire, enrichir ou corriger d’autres contenus.
Nous reprenons ci-dessous six de ces nouvelles aptitudes nécessaires pour naviguer dans l’environnement de l’information d’aujourd’hui. Nous nous sommes, entre autres, inspirés de l’article suivant « The New Media Skills ».
1. Le jugement
Evaluer la crédibilité et le sérieux d’une multitude de sources d’informations.
Il n’y a pas si longtemps on pouvait se reposer sur un nombre de sources d’informations limité. Faire la différence entre ces dernières n’était pas compliqué. Je savais qu’en lisant le Monde, je disposais d’information plus fiable qu’en lisant France Dimanche. Aujourd’hui les sources d’informations sont infinies. Les codes ne sont plus les mêmes. Il faut faire preuve d’esprit très critique afin de séparer l’ivraie du bon grain. Cela peut paraître évident. Mais l’énorme masse d’informations d’aujourd’hui exige d’affûter davantage cette disposition.
2. Une navigation multimédia
Etre capable de suivre le flux d’ informations à travers de multiples supports.
Les façons de lire une information ont terriblement évolué. Avant, le mode de lecture était très linéaire (un début, un milieu, une fin). Désormais, une information se compose d’une multitude de petits éléments épars. Un article, une émission ne constituent plus qu’un élément d’une histoire. C’est l’exemple des « Topics » du New York Times (l’équivalent d’un dossier reliant de multiples informations de contexte).
Il ne suffit plus, non plus, de savoir lire ou allumer un téléviseur. Il faut maîtriser une multitude d’outils. Au niveau du « hardware »: l’information est disponible sur ordinateur, mais également sur les téléphones portables ou sur du papier électronique. Au niveau du « software »: de nouveaux outils plus efficaces apparaissent sans cesse sur le Net.
Certaines sources d’informations nécessitent aussi l’utilisation d’outils particuliers. Par exemple si l’on désire suivre une grande quantité de blogs, aller tous les jours sur ceux-ci pour voir si rien de neuf n’a été publié est une perte de temps. Dans ce cas l’on va utiliser des outils qui vont permettre à l’utilisateur d’être prévenu rapidement d’une mise à jour sur tel ou tel blog (agrégateur).
3. L’adaptation
Naviguer entre différentes communautés. Comprendre le fonctionnement de celle-ci. Et pouvoir suivre des normes alternatives à celles auxquelles nous sommes habitués.
Le principe de base n’est pas différent de la vie réelle. L’attitude que l’on a lorsque l’on boit un verre entre amis, n’est pas la même que celle adoptée dans un milieu professionnel. Cela relève de l’évidence. Il y a un décor, un cadre qui nous signalent de manière claire quelle attitude l’on doit adopter. Sur le Web pas de décors, les « normes » à adopter vont dépendre des personnes, du sujet qui les réunis.
4. Etre conscient de son identité numérique
Chaque élément que l’on met en ligne participe à la construction d’une image d’un Moi numérique. Prendre conscience de cet état de fait permet d’éviter des écueils, à l’image du fameux Marc L*** qui a vu sa vie déballer dans un article du magazine Le Tigre.
Un journaliste dudit magazine avait mené une enquête sur une personne prise au hasard, nommé Marc L***. Grâce aux éléments que Marc L*** avait laissés sur internet, le journaliste a réussi à reconstituer des pans entiers de la vie cette personne. Cet aspect un peu effrayant ne doit toutefois faire oblitérer le fait qu’ une présence numérique maitrisée peut être bénéfique notamment via des réseaux comme Linked-in.
5. L’intelligence collective
Nombres d’outils facilitant la collaboration sont apparus sur le Web. L’efficacité et la force d’un travail collaboratif rondement mené sont telles que le fait de pouvoir collaborer s’impose aujourd’hui comme une compétence indispensable dans l’entreprise. Il faut pouvoir mettre en commun du savoir, comparer ses notes avec les autres en vue d’accomplir un but commun. Une attitude peu évidente vu que tous, à peu près, nous avons été habitués à créer un document, un travail auquel on pouvait s’attribuer le mérite.
Exemples:
- La bien connue encyclopédie Wikipédia en est une très bonne illustration.
- . Un professeur a posé une question à ces étudiants : C’est quoi être étudiant aujourd’hui? 200 de ces élèves ont répondu à cette question de manière collaborative grâce à Google document. Le résultat se trouve dans la vidéo:
6. L’appropriation
Pouvoir prendre des échantillons d’information médias et pouvoir les « remixer » de façon à créer du sens.
Nous l’avons évoqué plus haut: les éléments d’une information, d’une histoire sont éparpillées aux quatre coins du Web. Pouvoir les réunir dans un seul « produit », en un seul endroit permet de diffuser des messages qui ont beaucoup de force.
Exemples:
- Cette vidéo souligne le caractère guerrier des termes utilisé pour parler de la crise économique à travers un mélange d’images d’archives et d’images d’actualités:
- Cette vidéo bien connue de la campagne électorale de Barack Obama dans laquelle des chanteurs ont créé un mix avec les paroles d’un discours de l’actuel président des États-Unis:
Même si ces éléments ont une portée générale, il convient d’y prêter attention. Désormais, ces compétences sont à plus d’un titre essentiel pour n’importe quelle compagnie.




