Les tendances du marketing 2.0 en 2010

6 février 2010

« Je ne sais pas a quoi ressemblera ma société dans un an. Mais elle s’appellera Netlash »

28 avril 2009

Bart De Waele avait suivi une formation de comptable, avant d’être engagé dans une banque. En 2006, ce passionné de technologies de l’information lance Netlash, une agence de conception de sites internet basée à Gand. De deux fondateurs initialement, la société croît rapidement. Trois ans plus tard, ils sont quatorze. Sans le moindre centime d’euro dépensé en publicité…

Par contre, Bart De Waele est particulièrement actif sur les réseaux sociaux. Ils lui servent de plate-forme de visibilité, de canal marketing, d’outil de relation publique, de lieu de formation, etc. Tout a commencé avec le blog de Netlash. Bart De Waele partage ses expériences. Ses sentiments. Ses interrogations, comme en 2006 avec ce billet interpellant sur les critères locaux de recherche retenu par Google. C’était il y a trois ans. Parallèlement, Netlash s’est aussi dupliqué sur les sites de réseaux sociaux (Twitter, etc.).

Le principe de Bart De Waele: je donne, donc je reçois. « J’ai un business modèle open source, dit-il. Je mets mon expertise et mon savoir  gratuitement à disposition sur mon blog. Ce que je vends c’est le service.  L’implémentation des outils, des sites internet, etc. » explique Bart De Waele.

Mettre ainsi son expertise au vu et su de tous a permis à Netlash de se faire connaitre sans avoir recours au marketing traditionnel. Sa PME a pu s’en passer. Les clients et les contrats rentrent.

[dailymotion:http://www.dailymotion.com/video/x94e4a_netlash-change-is-inevitable_news]

Management: un fonctionnement par cellules autonomes

Netlash a adopté une politique innovante d’auto-marketing. Le mode de fonctionnement décentralisé de l’entreprise gantoise mérite également un coup d’oeil. Pas d’account managers ni de chaîne de commandement interminable. Mais un management par cellules indépendantes.

« Pour chaque projet, une cellule de trois personnes est créée. L’idée est de construire des petites entreprises au sein de notre société. Dans un environnement qui change de plus en plus vite, cela nous permet d’être beaucoup plus réactif » explique le cofondateur de Netlash. Cette façon de procéder permet d’économiser sur les salaires d’une hiérarchie qu’il aurait fallu mettre en place dans un système traditionnel. Cependant comme le dit Bart De Waele  » Nos employés ont donc beaucoup de responsabilités, ils doivent agir comme des mini entrepreneurs au sein de la compagnie  ».

L’avantage de cette méthode de management est la capacité d’adaptation de la société à son environnement. « Nous changeons tout le temps. Nous sommes en perpétuelle phase d’adaptation. Je ne sais pas dans quelle compagnie je travaillerai demain, mais je sais qu’elle s’appellera Netlash« , sourit Bart De Waele.

Six étapes pour apprendre le marketing à faible coût (2.0 )

11 février 2009

Quelle entreprise n’a jamais rêvé de pouvoir faire son marketing gratuitement? A tout le moins à très faible coût ?

C’est possible, aujourd’hui. Les nouveaux outils disponibles sur internet permettent, même aux petites structures, d’être visibles sur la Toile. Même de très loin. Une chance pour les PME, les start-ups, mais aussi les entreprises de plus grande taille, qui n’ont pas toujours les moyens de dépenser de grosses sommes dans des campagnes marketing sur des supports traditionnels ( grands médias, TV, radio, affichage, etc.) . Surtout en temps de crise. Ce nouveau de genre de marketing low cost, désigné parfois sous le vocable marketing 2.0 (via notamment des réseaux sociaux, des blogs, etc.) est accesible à tout un chacun. Et cela marche ? Oui.

Entreprise Globale a rencontré Pierre-Olivier Danhaive,  cofondateur de Doxys. Doxys est une jeune start-up crée il y a un an et demi. Le site est en ligne depuis huit mois. Il s’agit d’un outil de coaching diététique en ligne. Pratiquement, vous encodez ce que vous mangez et des conseils sont prodigués en fonction. Le site comptabilise aujourd’hui 12 000 inscrits. Quelque 7 % adoptent la formule payante. Un taux de conversion élevé sur le marché, selon Pierre-Olivier Danhaive.

Ce dernier nous nous livre ses recettes en six étapes. Petit guide de marketing 2.0 pour entreprise:

Etape 1: améliorer son référencement

Étape 2 acheter des liens sur Google

Via le service Google adwords, il est possible d’acheter des liens publicitaires sur Google. En gros, l’entreprise achète le droit d’apparaître à droite ou en-dessous de la fenêtre Google lors de recherche effectuées sur certains mots clés. Le jeu se complique, cependant, pour les mots-clés les plus demandés. Ces derniers sontvendus aux enchères. Pour Doxys, le terme « régime » est très demandé. Il coûte donc plus cher.

Doxys a donc opté pour des variantes:  « maigrir des bras » ou « maigrir du ventre ». « Bien entendu l’on va toucher moins de personnes qu’avec « maigrir » mais comme les mots clés sont bien moins onéreux il est possible d’en acheter plusieurs. Ainsi, l’on touche moins de personnes par mots clés, mais on va les chercher sur plus de niches. C’est le marketing de la longue traîne (long tail marketing) », explique Pierre-Olivier Danhaive.

Seul le service Google  est évoqué ici car celui représente plus de 90% des recherches effectuées sur Internet.

Etape 3, 4 5: Faire connaitre son produit en publiant du contenu de qualité sur internet (blogs, forums,…)

Assurer une présence sur les thèmes, via les blogs, que couvre l’entreprise est  très intéressant. Quelqu’un qui effectue une recherche sur un de ces thèmes est plus que probablement un client potentiel. La contrainte est évidemment de produire du contenu de qualité, car si la personne n’est pas satisfaite, le Web est assez vaste pour lui proposer une alternative.

Reprenons l’exemple de Doxys et imaginons que je veux maigrir vite, mais soucieux de ma santé je souhaite en connaitre les dangers éventuels. Je fais une recherche google: « maigrir vite les dangers ». Le premier résultat qui s’affiche sur Google (1) c’est sur le post du blog de Doxys Maigrir vite les dangers. Bien entendu chaque article ne recueille qu’un nombre limité de personnes, mais de cette manière il est possible de couvrir un champ très  large.  Continuons avec Doxys et imaginons que ceux-ci n’aient pas eu de blog, mais simplement leur site internet avec une simple description de leur activité. On comprend vite qu’avec ma recherche « maigrir les dangers »,  je ne serais jamais arrivé sur chez eux.

« Pour nous, le marketing en ligne est plus efficace  que le marketing traditionnel »

Le marketing en ligne a le mérite par rapport au marketing traditionnel d’assurer un suivit de campagne beaucoup plus précis. « Dans le cas d’ une campagne d’affichage traditionnelle ou une pub à la télévision, il est très difficile d’en connaitre l’impact réel », explique Pierre-Olivier Danhaive. En ligne il est possible d’avoir des données extrêmement précises. On peut savoir comment les internautes sont arrivés sur le site, combien ont effectivement poursuit jusqu’a l’inscription, l’origine géographique de ceux-ci, etc. Cela permet de faire du marketing très pointu et très ciblé et donc in fine plus efficace voire moins cher.

(1) La recherche est effectuée sur Google.be. Sur le domaine Google.fr, le blog apparait en 4e position.