IP Trade : une micro-multinationale spécialisée dans les téléphones pour salles de marché

3 mars 2011

A quoi ressemble une salle de trading en 2011 ?

Une immense pièce où des dizaines de courtiers et de cambistes s’agitent frénétiquement devant des écrans d’ordinateur.

Contrairement aux années 80, néanmoins, la majorité des transactions financières se réalisent aujourd’hui par voie électronique.

Toutes les transactions ? Non. Le téléphone reste l’outil de communication privilégié pour 5% des opérations nouées entre salles de marché.

Le contact humain direct, vocal, par téléphone, demeure en effet nécessaire pour les très grosses transactions financières ou pour les produits complexes, comme les dérivés sur titre. Par ailleurs, certains courtiers travaillent aussi avec des investisseurs institutionnels (comme des assureurs ou des hedges funds) auxquels ils vendent des placements à plus long terme. Ces opérations nécessitent encore un contact direct avec les acheteurs afin de leur expliquer les éléments techniques (analyses sectorielles, études macro-économiques ,etc.) qui justifient, par exemple, le montant des primes de risque.

Un spécialiste liégeois de la communication entre traders dans les salles de marché

IP Trade, une startup basée à Liège, s’est positionnée sur ce créneau de pointe des téléphones pour salles de marché.

La firme développe et produit des solutions de communication vocale basée sur la technologie dite Voix sur IP (VoIP). Pratiquement, à la différence des systèmes téléphoniques analogiques classiques, avec la VoIP, le signal vocal est en fait transformé en paquets de données, diffusés ensuite sur le réseau internet.

IP Trade – qui occupe 27 personnes et a récemment ouvert un bureau à Hong Kong – équipe à présent 2.000 traders, répartis dans 27 pays du monde. Ce parc installé représente environ 1% du marché mondial.

La gamme de téléphones d’IP Trade est davantage adaptée pour les petites salles de marché, de quinze ou vingt traders.

« La technolgie VoIP est plus facile à mettre en place dans les réseaux de salles de marché décentralisés, explique Benoît Dewonck, co-fondateur de IP Trade. Dans les grandes banques, le système téléphonique est souvent plus ancien et très lourd, car basé sur de nombreux routeurs analogiques qu’il est plus complexe de remplacer intégralement. Notre solution VoIP est par contre plus flexible. Elle permet de s’appuyer sur des serveurs centralisés en un endroit, même si les connexions relient plusieurs localisations ».

Entrée par la porte des départements informatiques

Malgré sa petite taille dans un marché dominé par de très grands joueurs (l’Américain IPC, France Télécom et British Télécom sont les concurrents principaux aujourd’hui de la firme liégeoise), IP Trade a pu s’imposer dans ce segment grâce à sa compréhension des problématiques rencontrées par les départements informatiques des banques.

Les co-fondateurs de la société ont passé une partie de leur vie professionnelle antérieure dans les rangs de grands équipementiers informatiques et télécoms. Ils y ont appris une certaine efficacité commerciale et en ont répliqué les pratiques.

Outre son propre réseau commercial, IP Trade utilise un réseau de revendeurs contractuels. IP Trade voit aussi parfois les prospects arriver d’eux-même grâce à son site internet. L’avantage d’un positionnement de niche.

Diversification vers les centres de dispatching, les call centers et même les terminaux pour réceptionnistes

Entre-temps, la crise financière de 2008 a frappé. La croissance d’IP Trade s’est arrêtée nette avec le gel brutal des budgets d’investissement des grandes banques.

Si les traders ont dû faire ceinture au niveau de leurs investissements en nouveaux équipements.

IP Trade a dès lors choisi de prendre une voie de traverse. En ligne de mire, cette fois : les call centers, les centres de dispatching et le marché des réceptionnistes.

« Beaucoup de fonctionnalités développées pour répondre aux besoins des traders sont utiles dans d’autres contextes, note Benoît Dewonck. Après tout, même s’il ne faut pas le dire aux traders, une salle de marché n’est rien d’autre qu’un gros call center. La différence est que les lignes restent ouvertes en permanence. On ne met personne en attente, puisque l’on veut effectuer la transaction… »

Ce nouveau virage commence à porter ses fruits.

Le centre de gestion des problèmes de l’énergéticien écossais Scottish Power, par exemple, utilise aujourd’hui les terminaux IP Trade. La firme liégeoise travaille, également, avec un géant bancaire américain en vue de livrer, cette fois, non les traders dans les salles de marché mais des guichets de réceptionnistes.

Cette nouvelle activité non liée aux salles de marché représente pour l’heure 10-20% du chiffre d’affaires de IP Trade (3 millions d’euros).

« Mais cette proportion devrait monter à 50% d’ici 2013″, indique l’entreprise.

Freecaster TV : une plate-forme vidéo indépendante plus forte qu’Eurosport ou ESPN sur les sports extrêmes

26 janvier 2011

« J’étais à la tête de la division marketing de l’Union cycliste internationale. J’ai ensuite été engagé par Red Bull, en Autriche, dont j’ai piloté la politique internationale de sponsoring sportif. J’ai été le responsable du marketing de la société en charge de gérer les droits de la Champion’s League de football. A Munich, lors d’une finale, j’avais amené sur le terrain la Coupe aux Grandes Oreilles… »

Le curriculum vitae de Raymond Dulieu ferait saliver n’importe quel chasseur de tête de la planète. Mais dans ses locaux du petit village d’Erpent, à côté de Namur, le fondateur de Freecaster TV savoure, lui , les joie de l’entrepreneuriat.

Freecaster TV, la plate-forme en ligne qu’il a créé voici près d’une décennie, est aujourd’hui leader mondial pour la diffusion de contenus vidéos spécialisés dans les sports extrêmes.

« Les championnats du monde de Snow Board ou de Moutain Bike sont plus regardés sur Freecaster TV que sur la chaîne de télévision Eurosport », sourit Raymond Dulieu.

Une plate-forme vidéo lancée avant Youtube

Freecaster TV est née en 2004, au départ d’un partenariat marketing mis en place avec une célèbre marque allemande de rasoirs électriques.

« L’image de cette marque était trop faible dans le segment des 15-25 ans. Elle songeait à fabriquer des contenus vidéo sur internet. Or, d’une part, aucune plate-forme de partage n’existait à l’époque. D’autre part, si des contenus vidéos digitaux étaient disponibles dans le marché,  ils ne l’étaient souvent que sous format DVD, ou TV. Cela coûtait cher de les mettre en ligne, car il fallait effectuer la compression des fichiers, etc. Nous avons proposé de récupérer des contenus existants (y compris produits par d’autres marques), de les agréger et de les mettre en ligne sur une plate-forme unique… »

La plate-forme Freecaster TV était née. Thématique choisie : les sports extrêmes (parmi lesquels le BMX, le KiteSurf, le Snowboarding, leMoto-Cross,… )

Droits exclusifs mondiaux pour les retransmissions en direct sur le Net

Le partenariat avec la marque de rasoirs électriques s’est poursuivie jusqu’en 2008. Freecaster TV intégrait simplement des contenus propres des contenus de tiers (démonstration de sauts, escalade, moto-cross, etc.).

Entre-temps,toutefois, les plates-formes de partage de vidéo comme Youtube et DailyMotion sont montées en puissance. Freecaster devait réagir.

« Petit à petit, nous nous sommes dès lors concentrés sur les retransmissions en direct », indique Raymond Dulieu.

Réaction payante !

Freecaster TV a décroché l’exclusivité mondiale pour la retransmission en ligne d’un certain nombre de disciplines phares, comme le Moto-Cross ou le Snowboarding (sauf pour les Jeux Olympiques). Contrairement aux droits de retransmission pour le football, qui sont verrouillés en ce qui concerne internet, les droits de retransmission sur le web de compétitions de sports extrême et/ou de sports de glisse étaient accessibles. Freecaster en a profité.

Un staff d’une dizaine de personnes, 2 millions de vidéos vues chaque mois

La firme réalise aujourd’hui 10% de ses contenus par elle-même. Les 90% restants sont des contenus de tiers, filtrés (en fonction notamment du niveau de qualité) et édités par l’équipe de Freecaster TV.

« Nous sommes présents sur une quinzaine de disciplines sportives principales. Nous gérons et organisons la production avec des équipes techniques internationales qui se déplacent ensuite sur place », explique Raymond Dulieu, de retour d’une compétition à Davos, dont Freecaster TV était en charge de la captation.

Freecaster TV est désormais active aux quatre coins du monde.

Le noyau du staff est pourtant réduit, à peine une dizaine de personnes, réparties entre Namur, Londres et Berlin. Pour les prestations plus ponctuelles, l’entreprise recourt à un vaste réseau de cameramen, cadreurs ou preneurs de son indépendants…

Les statistiques n’en son pas moins significatives.

Environ 2 millions de vidéos sont vues chaque mois sur Freecaster TV, pour un total de 4.000 heures de contenu disponible.

« Une retransmission en direct d’un événement attire en moyenne de 25.000 à 150.000 internautes au même moment », note le fondateur de Freecaster TV

Freecaster TV est aujourd’hui la plate-forme digitale video officielle de la chaîne de télévision britannique Extreme.

Extension aux retransmission de conférences ou aux défilés de modes…

Parlant d’avenir, la firme entend à présent valoriser son expertise de captation et de retransmission d’événement en direct sur le Toile dans d’autres domaines.

Ainsi, Raymond Dulieu couvre aujourd’hui les défilés de la marque Louis Vuitton. De même, la société est présente chaque année à New York, pour la Fashion Week.

Plus récemment, Freecaster TV a pénétré le marché de la captation et de la web-diffusion en direct de conférences internationales.

La plate-forme de vidéo digitale pourrait-elle envisager, un jour, de rejoindre les ogres que sont DailyMotion ou Youtube ? Ces derniers lui font-elles du pied ?

« Ces acteurs souhaitent principalement intégrer mon contenu. Youtube ou DailyMotion ont besoin d’énormément de contenus pour valoriser leurs services publicitaires. Cela ne me tente d’espérer récupérer une hypothétique fraction des revenus générer par sur cette base. Mais peut-être auront-ils, un jour, autre chose en tête… ? », rétorque l’entrepreneur namurois.

Sortie du livre « Utiliser internet pour vendre à l’étranger », par Jean-Yves Huwart, Ed. Entreprise Globale

3 décembre 2010

Le think tank Entreprise Globale est fier d’annoncer aujourd’hui la sortie de son nouveau livre :

 » Utiliser internet pour vendre à l’étranger « 

par Jean-Yves Huwart, Editions Entreprise Globale, en collaboration avec l’Awex

Beaucoup de PME et de grandes entreprises conservent une vision de l’internet à peine différente de celle qu’elles avaient voici dix ans.

Or, bien sûr, le web a changé. Il s’est ouvert, il s’est démocratisé, il est devenu interactif…

Mais le web est aussi devenu une composante de plus en plus importante de la vie des affaires à travers les globe. Et l’on ne parle pas ici, seulement, d’e-commerce.

Internet, la première source d’informations pour tous les clients du monde

De plus en plus souvent, dans le B2B comme le B2C, la visibilité, la confiance, l’influence d’une marque ou d’une entreprise se bâtissent en ligne.

Internet devient la première source d’information de tous les acheteurs de la planète. Par ailleurs, grâce aux réseaux sociaux, les relations individuelles, si importantes dans le processus de vente, peuvent désormais naître dans les espaces virtuels. Où que ce soit dans le monde.

Pour les TPE comme pour les grandes entreprises, les nouvelles dynamiques du web mettent à portée de clic un nombre croissant de prospects et de partenaires quels que soit le continent sur lequel il/elle est actif/ve. Une entreprise peut cibler avec précision de nouveaux marchés quasiment sans quitter son bureau, avec des résultats parfois significatifs sur les ventes.

Quelques exemples cités dans le livre :

Orb Audio est une petite PME américaine fabricant d’enceintes stéréo miniatures, qui a augmenté, en 18 mois, la part de ses ventes à l’étranger de 10% à 35% grâce à internet. Quelques bons commentaires dans un ou deux forums digitaux finlandais ont fait bondir les ventes en Finlande.

Hel Performance, un fabricant britannique de câbles de frein pour motos, gagne en visibilité sur le plan international grâce à de simples vidéos publiées sur le site de partage de vidéos Youtube.

Internet Vista, une PME de moins de 10 personnes active dans le monitoring de sites internet, a conquis près de 10.000 clients répartis dans pas moins de 157 pays grâce à un travail régulier de positionnement et de référencement sur les moteurs de recherche.

Combiner un monitoring en ligne intensif, une présence active sur le web avec les actions traditionnelle de prospection

Partout dans le monde, les réseaux sociaux internationaux, comme LinkedIn, Xing ou Viadeo, mais aussi les réseaux locaux en Chine (comme QQ), en Russie (comme VKontakte) ou en Espagne (Tuenti), permettent de toucher et d’entrer en relation avec des nouveaux publics.

D’autres outils en ligne, comme Google Trends, Google Insight, offrent la possibilité de mener en ligne de véritables études de marché localisées, voire hyperlocalisée sur une province, dans un autre continent, à partir de chez soi…

Enfin, sur la plupart des réseaux sociaux, il est à présent possible de lancer des campagnes de publicité chirurgicales sur des populations extrêmement ciblées (en fonction de la sociologie, de la location géographique, de l’âge,…).

Le web ne remplace pas les actions traditionnelles menées depuis des décennies par les PME dans le cadre de leurs activités de prospections à l’étranger (participation à des foires commerciales, phoning, distribution de folders, visites régulières de clients potentiels…). Un monitoring systématique ainsi qu’une présence dynamique sur les plates-formes numériques amplifiera néanmoins très fortement l’impact de ces dernières, voire pourra en accélérer les résultats sur le plan commercial et sur le plan de l’innovation.

L’heure des micro-multinationale

Aujourd’hui, les PME qui souhaitent exporter peuvent construire sur internet une partie de leur capital relationnel et leur réputation de marque à l’international.

Le livre « Utiliser internet pour vendre à l’étranger » offre une initiation à ce nouvel environnement digital.

L’ouvrage s’adresse aux dirigeants de PME ainsi qu’à tous les responsables en charge de la stratégie, du marketing, des ventes ou de l’innovation dans les petites ou grandes organisations. Il entend éclairer sur l’immense potentiel commercial que le web peut aujourd’hui vous aider à réaliser.

Chacun peut aujourd’hui se transformer en micro-multinationale.

« Utiliser internet pour vendre à l’étranger » – Jean-Yves Huwart, Ed. Entreprise Globale

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Interview de l’auteur par AWT TV (fin de séquence)


www.awt.be

Comment une PME de 17 personnes a développé sa propre tablette tactile en quatre mois

28 octobre 2010

LePointNet, une entreprise de 17 personnes basée à Genval, installe et équipe des parcs d’ordinateurs dans d’autres entreprises. La PME, qui réalisera en 2010 un chiffre d’affaires proche du million d’euros, affichait jusqu’ici un profil plutôt local….

Jusqu’ici car LePointNet se retrouve propulsé aujourd’hui sur le terrain de jeu mondial des géants de l’informatique tels qu’Apple, Lenovo, HP, RIM ou Samsung…

Une tablette tactile indépendante, maintenant soutenue par Microsoft

La jeune entreprise brabaçonne s’est lancée dans un étonnant défi: celui de développer sa propre tablette ordinateur tactile. Elle existe.

La Dune est une tablette ordinateur totalement opérationnelle. Mieux, la tablette wallonne bénéficie désormais du soutien promotionnel d’un parrain de choix : Microsoft, le premier éditeur de logiciels au monde.

Microsoft va nous aider à promouvoir la Dune en mettant à notre service une batterie de canaux marketing dont nous n’aurions pu rêver, à commencer par MSN, Hotmail, ou encore le rally annuel des événements Microsoft”, explique Benjamin Vanopbroek, entrepreneur de 26 ans, co-fondateur de LePointNet.

« Nous sommes arrivés au bon moment »

Mais pourquoi s’être lancé dans la conception et la fabrication d’une tablette tactile à l’instar d’un grande industriel de l’électronique ?

In tempore non suspecto… “L’année dernière, lorsque nous avons décidé de lancer notre projet de tablette tactile, ce marché n’était pas dans l’air du temps, indique Benjamin Vanopbroeck. Entre-temps, Appel a lancé son iPad. La firme a créé un énorme appel d’air mondial, qui aujourd’hui nous aspire”.

De fait, Dune arrive simplement au moment rêvé avec un produit prêt à l’emploi. La tablette wallonne tourne pour l’heure sous le système opérationnel Windows. Or, Microsoft cherche à maximiser les opportunités de positionner ce dernier sur les tablettes tactiles… L’enjeu est considérable. Goldman Sachs, par exemple, estime à 35 millions le nombre total de tablettes ordinateurs qui seront vendues dans le monde en 2011.

Si Apple (iOS) et Google (Android) ont pris une certaine avance sur leurs concurrents, Nokia (MeeGo), RIM (Playbook), HP (WebOS) ou Microsoft (Windows 7 et Windows Phone 7), pour ne citer qu’eux, sont en embuscade. Ces derniers redoublent maintenant d’efforts pour convaincre les constructeurs d’adopter leur plate-forme logicielle. Une initiative comme Dune arrive donc à point nommé pour le groupe de Bill Gates.

Le monde est un grand supermarché de composants

Mais comment une PME d’à peine 17 personnes est-elle parvenue à avancer si rapidement sur le terrain des multinationales de l’électronique de masse ? Car entre l’idée et la production du premier prototype de la Dune, il ne s’est écoulé que… quatre mois !

“Sept personnes ont travaillé sur le développement de la tablette”, précise Benjamin Vanopbroeck.

LePointNet n’était pas tout seul dans l’aventure. L’entreprise s’est appuyée sur le savoir-faire d’une entreprise partenaire, TechnyHub, autour de laquelle gravitent notamment d’anciens cadres expérimentés de grands groupes informatiques internationaux.

“Ces derniers connaissaient la musique, indique Benjamin Vanopbroeck. Ils connaissaient certaines fournisseurs de composants”.

C’est que l’univers de l’industrie fonctionne aujourd’hui comme un grand supermarché global.

“Processeurs, écrans, batteries, coques, cartes mères, etc. : chacun peut aujourd’hui se procurer les composant auprès des fournisseurs en Asie, note Benjamin Vanopbroeck. Apple ou Samsung s’approvisionnent d’ailleurs chez les mêmes”.

La firme belge s’est occupée de la conception, de la coordination du processus et des tests. Après quelques navettes entre l’Europe et la Chine, Benjamin Vanopbroeck a pu déballer la première Dune.

Imagerie pour entreprise

LePointNet négocie maintenant des accords de distribution pour la Dune, y compris dans de grandes chaînes internationales. La PME pourrait, comme d’autres, devenir une micro-multinationale.

La firme ne communiquera pas sur ses estimations de vente. Mais elle espère, pourquoi pas, pouvoir capter une petit partie du prometteur marché des tablettes tactiles.

Dans l’immédiat, cependant, LePointNet entend utiliser sa tablette dans le cadre d’application pour des usages commerciaux. C’était l’objectif initial du projet de tablette.

“Notre métier, au départ, est de fournir des solutions d’imagerie pour les entreprises et les show rooms, détaille Benjamin Vanopbroeck. Nous avions déjà des tables à écran tactile pour afficher des contenus dans des espaces commerciaux. Il nous manquait un outil convivial et de proximité pour les vendeurs, afin qu’ils puissent améliorer la relation avec leurs clients, de façon plus poche. Une tablette tactile, tel était l’outil idéal…”

Lingo24: une PME de services de traduction aujourd’hui active autour du Globe

20 juillet 2010

En 2001, un jeune jeune Ecossais de 22 ans, Christian Arno, lançait depuis sa chambre, au domicile de ses parents, une société de traduction : Lingo24. Deux ans plus tard, l’agence occupait des employés en Nouvelle Zélande et en Chine. En 2005, le cap des 20 employés était franchi. Un site internet en trois langues et quatre bureaux à l’étranger.

Aujourd’hui, Lingo24 occupe directement une centaine de personnes. La firme accède à un réseau de quelque 4.000 traducteurs à travers le monde. Ses clients sont dispersés dans une soixantaine de pays. Elle fournit des services 24h/24 et dispose d’antennes au Panama, en Chine, aux Etats-Unis, ou encore en France…

En 2009, l’entreprise, dont le siège est toujours localisé en Ecosse, a réalisé un chiffre d’affaires de 4,67 millions d’euros. 

Une PME globale, une micro-multinationale

Lingo24 est une PME globale qui opère désormais sur quasiment tous les fuseaux horaires et gère des équipes . Elle appartient clairement à la catégorie grandissante des micro-multinationales. Christian Arno, son fondateur, est devenu une figure de référence de l’entrepreneuriat aux yeux de quelques quotidiens britanniques.

Bien sûr, internet est aujourd’hui le terrain d’opérations stratégique de la firme, dont les clients arrivent continuellement plus nombreux via le web.

Quels sont les étapes suivies par la PME écossaise pour s’établir à ce niveau ?

Dan Aldulescu, le responsable marketing de Lingo24, apporte quelques réponses.

« Aborder le marché global ? Une voie naturelle »

« Toute entreprise proposant un bon produit ou offrant un service de qualité manifestera tôt ou tard un besoin de globalisation. S’il s’agit d’une grande entreprise qui dispose des ressources financières pour se lancer sur les marchés hors de son pays d’origine, les démarches d’expansion ne posent pas de problème : une fois placées stratégiquement ses ressources marketing, le public commencera très vite à apprendre la nouvelle ».

« Le vrai défi qui se pose aux PME voulant s’ouvrir à l’international est l’utilisation de stratégies appropriées et ce d’autant plus quand, outre la localisation du marketing et de la communication, on envisage également l’établissement de bureaux physiques« .

Lingo24 a ainsi ouvert, en 2008, un bureau au Panama et un bureau supplémentaire à Edimbourg, en Ecosse.

Expansion à l’international basée sur la saisie de niches d’opportunité

Au départ, l’expansion internationale visait d’abord à diversifier les marchés pour réduire les risques liés au fluctuations des devises. Petit à petit, cependant, la firme écossaise à élaboré une stratégie de déploiement tr§s pragmatique, basée sur les analyses suivantes :

  • « L’identification de pays ou les employés maîtrisent les aspects linguistiques et techniques, ou les salaires sont compétitifs (comme la Roumanie), afin de pouvoir desservir l’Europe et l’Amérique du Nord
  • Le ciblage des marchés assez peu exploités comme les Pays Scandinaves et les Pays Bas.
  • L’adaptation linguistique et culturelle pour chaque nouveau marché ou bureau ainsi qu’une adaptation du personnel proportionnellement aux besoins ».

Un marketing global sur internet, mais une approche adaptée à chaque pays

Pour Lingo24, internet est la clé pour toucher les prospects internationaux.

« La localisation (adaptation aux codes et cultures locales) des sites web leur optimisation pour les moteurs de recherche régionaux a représenté le point fort de la stratégie de globalisation ».

La firme se positionne surtout sur internet grâce à une stratégie de positionnement sur les moteurs de recherche ainsi que des campagnes « pay per click » sur des campagnes mots clés ciblés.

« Aujourd’hui, plus de 50% des recherches sur Google sont non-anglophones. Plus d’un tiers sont effectuées dans des langues européennes ».

« L’adaptation de la stratégie de marketing en ligne dans les langues des marchés étrangers présente des avantages compétitifs ».

« Comme les recherches le démontrent, la plupart des consommateurs (environ 85%) cherchent des informations dans leur propre langue avant de prendre une décision d’achat en ligne. Parler la langue de ces prospects détermine leur confiance dans l’entreprise et ses services ou produits ».

Une stratégie digitale géographiquement ciblée payante

« Avec une bonne stratégie de marketing en ligne pour l’Amérique, les ventes ont connu un grand essor sur les marchés cible ».

« Pour les Etats-Unis, la hausse a atteint de 1000%. Pour les Pays Scandinaves et les Pays Bas la progression dépasse les   500%. Les ventes totales en Europe ont également enregistré une forte hausse, 300%, et représentent maintenant 37% des ventes globales ».

Gérer des équipes à distance, aux quatre points cardinaux

Pour soutenir son développement, Lingo24 a dû adapter sa structure organisationnelle. On ne gère pas si facilement un réseau mondial de prestataires.

Les équipes suivantes ont été mises en place ou développées :

  • L’équipe de gestion des ventes qui comprend aussi des locuteurs natifs pour les Pays Scandinaves, les Pays Bas et l’Allemagne afin de toujours mieux comprendre les besoins des clients potentiels.
  • L’équipe de gestion des projets qui s’occupe de la production proprement dite du service de traduction. Les gestionnaires des projets ont à leur disposition un réseau de 4000 traducteurs indépendants qui peuvent assurer presque toutes combinaisons de langues.
  • L’équipe de gestion des linguistes qui assure le recrutement des traducteurs et vérifie que tous les traducteurs travaillent conformément aux standards de qualité imposés par l’entreprise.
  • L’équipe marketing qui assure la visibilité en ligne de Lingo24 et les autres activités relatives à la notoriété de la marque.
  • L’équipe de ressources humaines qui assure le recrutement en fonction des besoins manifestés par chaque équipe.
  • L’équipe de gestion financière qui est chargé d’assurer la gestion efficace des comptes de l’entreprise.
  • L’équipe IT qui assure le support techniques et le développement de nouvelles solutions technologiques pour faire l’activité de l’entreprise plus efficace.

Le management est assuré, par un responsable au niveau de chaque équipe et qui se réfère au niveau supérieur assuré par le Directeur général Christian Arno et le Directeur d’exploitation, Jack Waley-Cohen.