Pourquoi partageons-nous de l’information sur les réseaux sociaux
29 juin 2012
Malgré de nombreux risques dont nous sommes tous conscients, comme des cambrioleurs qui peuvent contrôler nos déplacements en temps réel, les internautes partagent de plus en plus d’information sur les réseaux sociaux.
Partager l’information peut également être une forme de protection.
Et de satisfaction, comme le décrit cette infographie.

Alcatel-Lucent: « Notre réseau social d’entreprise est en train de nous rendre plus agiles »
17 mars 2012
Freecaster TV : une plate-forme vidéo indépendante plus forte qu’Eurosport ou ESPN sur les sports extrêmes
26 janvier 2011
« J’étais à la tête de la division marketing de l’Union cycliste internationale. J’ai ensuite été engagé par Red Bull, en Autriche, dont j’ai piloté la politique internationale de sponsoring sportif. J’ai été le responsable du marketing de la société en charge de gérer les droits de la Champion’s League de football. A Munich, lors d’une finale, j’avais amené sur le terrain la Coupe aux Grandes Oreilles… »
Le curriculum vitae de Raymond Dulieu ferait saliver n’importe quel chasseur de tête de la planète. Mais dans ses locaux du petit village d’Erpent, à côté de Namur, le fondateur de Freecaster TV savoure, lui , les joie de l’entrepreneuriat.
Freecaster TV, la plate-forme en ligne qu’il a créé voici près d’une décennie, est aujourd’hui leader mondial pour la diffusion de contenus vidéos spécialisés dans les sports extrêmes.
« Les championnats du monde de Snow Board ou de Moutain Bike sont plus regardés sur Freecaster TV que sur la chaîne de télévision Eurosport », sourit Raymond Dulieu.
Une plate-forme vidéo lancée avant Youtube
Freecaster TV est née en 2004, au départ d’un partenariat marketing mis en place avec une célèbre marque allemande de rasoirs électriques.
« L’image de cette marque était trop faible dans le segment des 15-25 ans. Elle songeait à fabriquer des contenus vidéo sur internet. Or, d’une part, aucune plate-forme de partage n’existait à l’époque. D’autre part, si des contenus vidéos digitaux étaient disponibles dans le marché, ils ne l’étaient souvent que sous format DVD, ou TV. Cela coûtait cher de les mettre en ligne, car il fallait effectuer la compression des fichiers, etc. Nous avons proposé de récupérer des contenus existants (y compris produits par d’autres marques), de les agréger et de les mettre en ligne sur une plate-forme unique… »
La plate-forme Freecaster TV était née. Thématique choisie : les sports extrêmes (parmi lesquels le BMX, le KiteSurf, le Snowboarding, leMoto-Cross,… )
Droits exclusifs mondiaux pour les retransmissions en direct sur le Net
Le partenariat avec la marque de rasoirs électriques s’est poursuivie jusqu’en 2008. Freecaster TV intégrait simplement des contenus propres des contenus de tiers (démonstration de sauts, escalade, moto-cross, etc.).
Entre-temps,toutefois, les plates-formes de partage de vidéo comme Youtube et DailyMotion sont montées en puissance. Freecaster devait réagir.
« Petit à petit, nous nous sommes dès lors concentrés sur les retransmissions en direct », indique Raymond Dulieu.
Réaction payante !
Freecaster TV a décroché l’exclusivité mondiale pour la retransmission en ligne d’un certain nombre de disciplines phares, comme le Moto-Cross ou le Snowboarding (sauf pour les Jeux Olympiques). Contrairement aux droits de retransmission pour le football, qui sont verrouillés en ce qui concerne internet, les droits de retransmission sur le web de compétitions de sports extrême et/ou de sports de glisse étaient accessibles. Freecaster en a profité.
Un staff d’une dizaine de personnes, 2 millions de vidéos vues chaque mois
La firme réalise aujourd’hui 10% de ses contenus par elle-même. Les 90% restants sont des contenus de tiers, filtrés (en fonction notamment du niveau de qualité) et édités par l’équipe de Freecaster TV.
« Nous sommes présents sur une quinzaine de disciplines sportives principales. Nous gérons et organisons la production avec des équipes techniques internationales qui se déplacent ensuite sur place », explique Raymond Dulieu, de retour d’une compétition à Davos, dont Freecaster TV était en charge de la captation.
Freecaster TV est désormais active aux quatre coins du monde.
Le noyau du staff est pourtant réduit, à peine une dizaine de personnes, réparties entre Namur, Londres et Berlin. Pour les prestations plus ponctuelles, l’entreprise recourt à un vaste réseau de cameramen, cadreurs ou preneurs de son indépendants…
Les statistiques n’en son pas moins significatives.
Environ 2 millions de vidéos sont vues chaque mois sur Freecaster TV, pour un total de 4.000 heures de contenu disponible.
« Une retransmission en direct d’un événement attire en moyenne de 25.000 à 150.000 internautes au même moment », note le fondateur de Freecaster TV
Freecaster TV est aujourd’hui la plate-forme digitale video officielle de la chaîne de télévision britannique Extreme.
Extension aux retransmission de conférences ou aux défilés de modes…
Parlant d’avenir, la firme entend à présent valoriser son expertise de captation et de retransmission d’événement en direct sur le Toile dans d’autres domaines.
Ainsi, Raymond Dulieu couvre aujourd’hui les défilés de la marque Louis Vuitton. De même, la société est présente chaque année à New York, pour la Fashion Week.
Plus récemment, Freecaster TV a pénétré le marché de la captation et de la web-diffusion en direct de conférences internationales.
La plate-forme de vidéo digitale pourrait-elle envisager, un jour, de rejoindre les ogres que sont DailyMotion ou Youtube ? Ces derniers lui font-elles du pied ?
« Ces acteurs souhaitent principalement intégrer mon contenu. Youtube ou DailyMotion ont besoin d’énormément de contenus pour valoriser leurs services publicitaires. Cela ne me tente d’espérer récupérer une hypothétique fraction des revenus générer par sur cette base. Mais peut-être auront-ils, un jour, autre chose en tête… ? », rétorque l’entrepreneur namurois.
Le crowdsourcing gagne en popularité dans les entreprises
15 juillet 2010
Qu’ont en commun General Electric (GE), l’un des plus grands groupes industriels du monde, et la chanteuse britannique Lily Allen ?
L’un comme l’autre recourent aujourd’hui au crowdsourcing.
En d’autres termes, ils s’ouvrent et font appels aux contributions extérieures, d’où qu’elles viennent, afin de leur permettre d’amener de nouvelles idées, de stimuler leur créativité et de diversifier leur offre.
L’un comme l’autre recourent aujourd’hui au crowdsourcing.
En d’autres termes, ils s’ouvrent et font appels aux contributions extérieures, d’où qu’elles viennent, afin de leur permettre d’amener de nouvelles idées, de stimuler leur créativité et de diversifier leur offre.
GE organise un concours d’innovation dans les CleanTech
GE vient de lancer un concours majeur, la « GE open-innovation competition », dotée de 200 millions de dollars.
Objectif : accélérer son développement dans le domaine des technologies vertes. Le public pourra voter pour les meilleures pistes et idées. Les suggestions les plus percutentes pourront recevoir 100.000 dollars et plus… De mêmes, les startups les plus prometteuses pourront bénéficierions d’investissements généreux.
« Nous voulons puiser dans le potentiel de la cloud industry,a expliqué Jeffrey Immelt, le CEO de GE, faisant référence au cloud computing, l’informatique distribuée qui révolutionne aujourd’hui le secteur IT. Nous avons besoin de votre capacité innovation. Vous avez besoin de notre taille, pour atteindre les marchés« .
Small et Big ne sont aujourd’hui beautiful qu’ensemble, dirait-on…
Lily Allen : un clip à 2.000 voix
Pour le clip de « The Fear », de son côté, Lily Allen a fait appel à quelque 2.000 contributeurs qui se sont filmés en vidéo.
Résultat: une séquence composée de centaines de micro-clips.
Lily Allen « The Fear. » mk II from phil tidy on Vimeo.
La chanteuse n’est pas la première à utiliser ce procédé. Des spots publicitaires ont déjà été réalisés en compilant des centaines d’images d’amateurs.
Mais dans les métiers culturels, l’usage du crowdsourcing grandit également… Le réalisateur Ridley Scott s’y met aussi.
Le crowdsourcing gagne en visibilité : Monsieur Toutlemonde devient le département R&D…
Les exemples de mise en place de structures d’innovation participatives sont chaque mois plus nombreux. 
Le groupe Fiat, par exemple, a récemment inauguré un programme de crowdsourcing pour le développement d’un nouveau modèle: la MIO.
Cette voiture compacte est destinée au marché brésilien. Les internautes lusophones pourront soumettre leurs idées en matière esthétique, techniques, etc. Ils seront aussi appelés à voter pour les meilleures propositions.
« Il s’agit d’une approche open-source appliquée à l’automobile », laisse-t-on presque entendre chez Fiat.
Le fabricant de produits de grande consommation Procter & Gamble s’est aventuré, voici plus longtemps, sur le terrain du crowdsourcing, avec son concept d’innovation Connect & Develop. Avec succès, semble-t-il.
La société américaine de location de films en ligne Netflix, quant à elle, récompense depuis plusieurs années les meilleures suggestions faites pas des équipes de développeur pour améliorer son système de recommandation automatique (Cinematch). Grâce à cela, la firme à pu sensiblement perfectionner sa plate-forme.
Le crowdsourcing, bientôt la norme en matière d’innovation ? Pas si vite…
A ce rythme, le crowdsourcing s’imposera-t-il un jour comme une façon naturelle d’organiser l’innovation d’une entreprise, peut-on penser ?
Prudence, prudence…
« Le crowdsourcing est un moyen pour les entreprises – en particulier pour les PME – d’avoir accès à un potentiel global, en utilisant notamment Internet », commentait récemment Klaus-Peter Speidel, fondateur d’Hypios, une plate-forme d’innovation collaborative, sur le site de l’Atelier numérique.
Un bémol, toutefois :
« La difficulté, c’est que ces petites et moyennes entreprises doivent avoir les ressources internes suffisantes pour évaluer la qualité des solutions qu’elles trouvent sur la Toile ».
Dès lors, pour Klaus-Peter Speidel, le crowdsourcing ne correspond en un sens qu’aux entreprises déjà innovantes. Non pas celles ayant déjà toutes les idées à leur portée, mais celles possédant l’ensemble des compétences techniques pour les réaliser une fois qu’elles ont émergé.
Les tendances du marketing 2.0 en 2010
6 février 2010
Le modèle de gestion de la connaissance chez BP
15 juillet 2009
Partenariat Youtube/Euronews: parce que le modèle des médias fermés a vécu
6 mai 2009
« Nous aurions pu ouvrir un espace sur notre site internet pour permettre aux gens de poster leurs questions sous forme vidéo. Nous aurions pu ensuite lancer une vaste campagne de marketing pour faire connaître l’initiative. Nous avons choisi de faire cela plus intelligemment » A l’occasion des élections européennes du 7 juin, Michael Peters, directeur général d’Euronews, la chaîne d’information européenne multilingue, invite donc les téléspectateurs européens à publier leur question directement sur le site de partage de vidéo Youtube. Le projet s’intitule « Questions for Europe« .
Depuis 2007, déjà, Euronews met en ligne sur Youtube certains de ses reportages. Au total, le diffuseur gère huit chaînes sur le site de partage en ligne, une par langue couverte :anglais, français, allemand ou… russe (voir ci joint).
L’idée de poser des questions à une équipe de journalistes n’a rien de bien neuf. Voici trente ans, déjà, les téléspectateurs pouvaient appeler en direct le standard téléphonique des émissions de jeux ou de variété. Plus récemment, d’autres chaînes de télévision ont testé l’envoi de question via vidéo sur internet, à l’instar de la RTBF belge, avec le service de Seesmic.
Les médias ont besoin de la puissance de diffusion de Youtube
L’originalité de l’annonce du partenariat de Euronews avec Youtube tient davantage dans l’approche qui est à présent celle du diffuseur basé à Lyon. Youtube offre à la chaîne une nouvelle caisse de résonnance pour ses contenus, qui va ainsi au delà des canaux traditionnels (câble, satellite). Désormais, pour Euronews, l’important n’est d’attirer absolument le public sur une plate-forme TV. Mais de déployer ses contenus sur de multiples canaux. En d’autres mots, Euronews valide la prédiction selon laquelle, dans l’avenir, les médias devront dissocier de plus en plus les contenus qu’ils produisent des supports de diffusion (papier, site internet ad hoc, chaîne de télévision,…auxquels s’ajoutent maintenant les Youtube, Facebook, Twitter, blogs et autres). Les médias ne sont plus amenés à être nécessairement propriétaires de ces canaux de diffusion. Le modèle des médias fermés a vécu.
Le journal Le Monde, par exemple, a franchi lui aussi cette évolution, en s’associant récemment au site français de partage de vidéo Dailymotion. Une première étape, sans doute.
Youtube a besoin du contenu des grands médias
Pour Youtube, Dailymotion, et d’autres site de partage vidéo, les partenariats noués avec de grands médias connus permet d’amener du contenu de qualité sur leur site. Ce contenu génère une gros volume de trafic supplémentaire. Ils tenteront de valoriser ensuite celui-ci grâce à la publicité.
A ce jour, Youtube enregistre toujours des pertes massives (1 million de dollars par jour). Le service doit affiner son modèle d’affaires. L’intégration de contenus en provenance de marques médias recunnues est pour lui stratégique. Aux Etats-Unis, le site de vidéo en ligne Hulu.com se positionne comme un modèle challenger de celui de Youtube. Le premier diffuse notamment, avec leur accord, les séries TV récentes de grands Networks américains. Hulu.com bat des records d’affluence. Le site n’a, cependant, en rien la portée internationale ni le potentiel en termes d’audience de niche d’un Youtube.
« Aujourd’hui, les contenus TV apparaissent sur les réseaux comme Youtube, observe Aaron Ferstman, directeur communication politique chez Youtube. Nous avons des partenariats sembables aux Etats-Unis, avec Fox News ou des chaînes de télévisions locales. Mais la dynamique va également dans l’autre sens. Avec Question for Europe de Euronews, par exemple, les contenus produits par les utilisateurs et mis en ligne sur Youtube se retrouvent intégré dans les programmes officiels de la chaîne ».
Euronews compte en effet utiliser le matériel produit par les usagers de Youtube dans le cadre de ce programme pour alimenter la réflexion et le travail éditorial des journalistes, mais aussi illustrer des reportages, des points de vue ou des sujets d’actualité. Chacun peut ainsi devenir membre de la rédaction de la chaîne européenne et participer au travail de celle. Telle est l’ubiquité des contenus. D’autres journaux tracent également la voie dans cette direction. Le Guardian, notamment, au Royaume-Uni, qui va encore plus loin avec son open platform pour développeurs.
Pour Emily Bell, directrice des contenus digitaux de Guardian News and Media, les journalistes doivent aujourd’hui aller là où se trouve le public. Et le public ne s’accroche plus, aujourd’hui, aux seuls grands titres de la presse :
Instead of hoping that people will go to their website to read or watch the news, journalists will need to take their stories out to where the readers and viewers are. Today, that means publishing stories on Twitter, on YouTube, on Facebook, as podcasts on iTunes, and so on. In ten years’ time, those platforms might be different, but the principle will remain – journalists will have to take their stories to where the audience is.
Le modèle des médias fermés (contenu et diffusion propriétaire) a définitivement vécu. Encore une modèle économique transformé par la technologie et la globalisation des services.
Pour info, le teaser de Questions for Europe:











