L’intelligence stratégique doit être à portée des PME (livre)

26 septembre 2011

« Ce qui caractérise le contexte économique, aujourd’hui, c’est que la seule constante est le changement. Nous observons une logique de vitesse qui s’impose parfois au détriment de la qualité de l’information. « 

Cette réalité vaut pour les grandes entreprises comme pour les PME

Les grandes entreprises disposent de moyens très significatifs, comme des centres d’étude, de puissants logiciels de data mining et d’aide à la décision, ou autres, pour les aider à naviguer aux instruments.

Du côté des PME, cela dit, pas besoin de mettre sur pied une war room de 15 analystes, d’investir des centaines de milliers d’euros dans des systèmes informatiques d’aide à la décision ou de payer des fortunes pour des rapports exclusifs réservés à quelques initiés de par le monde… Une PME qui s’ouvre, qui utilise les nouveaux outils web de façon efficace, est capable d’utiliser les réseaux comme un bras de levier. Cette petite ou moyenne entreprise peut, si elle en prend conscience de cette capacité, étendre considérablement son rayon d’action, sa vision et son champs de prospection stratégique.

Tel est l’un des messages du livre « Small Business Intelligence« , publié ces jours-ci par les éditions Edipro.

Claude Lepère, son co-auteur, est expert en intelligence stratégique, diplômé, notamment, de l’Ecole de Guerre Economique de Paris et de la Boston University.

Selon lui, la quête de l’information pertinente devient aujourd’hui une arme compétitive essentielle pour n’importe quelle PME. Elle permet une meilleure maîtrise de son environnement, toujorus plus mouvant. Elle est aussi le corollaire de l’agilité.

Toutefois, ajoute Claude Lepère, si la recherche d’information est essentielle, c’est surtout son analyse et son enrichissement qui sont désormais déterminants.

« En interne, il s’agit de stimuler la remontée d’information, l’innovation. En externe, il s’agit de limiter la « solitude » de l’entrepreneur. Une partie de la solution réside donc dans la prise de conscience que ces besoins nécessite un changement d’approche managériale et culturelle. Il convient de s’ouvrir, tout en décuplant ses sens pour percevoir les changements dans son environnement ».

Bien sûr, les possibilités offertes par les outils digitaux amplifient les capacité de perception et d’influence des petites ou moyennes structures

« Anciennement, les livres ou les revues scientifiques étaient bien plus lourds à manipuler que les fichiers numériques actuels qui se sauvegardent, se modifient, se « tracent » et se partagent aisément, note Claude Lepère. Les conséquences de l’hyper-digitalisation sont nombreuses, avec des impacts dans tous les domaines. Les entreprises doivent dès lors être désormais sensibilisées au management agile et aux nouvelles méthodes de gouvernance des organisations en matière de gestion de l’information. (…) Grâce à ces nouvelles techniques, un meilleur décryptage de leur environnement permettra aux dirigeants d’être plus efficaces dans leurs prises de décision. Et pour les aider dans ce processus, d’autres grilles de lecture doivent leur être proposées ».

 

Ed. Edipro
Claude Lepère
Jean-Christophe Marcoux



The « care economy » : comment l’avenir de la technologie dépend de services personnalisés

5 septembre 2011

Ce que la curation d’information apporte aux PME (interview de Scoop.it)

16 mars 2011

IP Trade : une micro-multinationale spécialisée dans les téléphones pour salles de marché

3 mars 2011

A quoi ressemble une salle de trading en 2011 ?

Une immense pièce où des dizaines de courtiers et de cambistes s’agitent frénétiquement devant des écrans d’ordinateur.

Contrairement aux années 80, néanmoins, la majorité des transactions financières se réalisent aujourd’hui par voie électronique.

Toutes les transactions ? Non. Le téléphone reste l’outil de communication privilégié pour 5% des opérations nouées entre salles de marché.

Le contact humain direct, vocal, par téléphone, demeure en effet nécessaire pour les très grosses transactions financières ou pour les produits complexes, comme les dérivés sur titre. Par ailleurs, certains courtiers travaillent aussi avec des investisseurs institutionnels (comme des assureurs ou des hedges funds) auxquels ils vendent des placements à plus long terme. Ces opérations nécessitent encore un contact direct avec les acheteurs afin de leur expliquer les éléments techniques (analyses sectorielles, études macro-économiques ,etc.) qui justifient, par exemple, le montant des primes de risque.

Un spécialiste liégeois de la communication entre traders dans les salles de marché

IP Trade, une startup basée à Liège, s’est positionnée sur ce créneau de pointe des téléphones pour salles de marché.

La firme développe et produit des solutions de communication vocale basée sur la technologie dite Voix sur IP (VoIP). Pratiquement, à la différence des systèmes téléphoniques analogiques classiques, avec la VoIP, le signal vocal est en fait transformé en paquets de données, diffusés ensuite sur le réseau internet.

IP Trade – qui occupe 27 personnes et a récemment ouvert un bureau à Hong Kong – équipe à présent 2.000 traders, répartis dans 27 pays du monde. Ce parc installé représente environ 1% du marché mondial.

La gamme de téléphones d’IP Trade est davantage adaptée pour les petites salles de marché, de quinze ou vingt traders.

« La technolgie VoIP est plus facile à mettre en place dans les réseaux de salles de marché décentralisés, explique Benoît Dewonck, co-fondateur de IP Trade. Dans les grandes banques, le système téléphonique est souvent plus ancien et très lourd, car basé sur de nombreux routeurs analogiques qu’il est plus complexe de remplacer intégralement. Notre solution VoIP est par contre plus flexible. Elle permet de s’appuyer sur des serveurs centralisés en un endroit, même si les connexions relient plusieurs localisations ».

Entrée par la porte des départements informatiques

Malgré sa petite taille dans un marché dominé par de très grands joueurs (l’Américain IPC, France Télécom et British Télécom sont les concurrents principaux aujourd’hui de la firme liégeoise), IP Trade a pu s’imposer dans ce segment grâce à sa compréhension des problématiques rencontrées par les départements informatiques des banques.

Les co-fondateurs de la société ont passé une partie de leur vie professionnelle antérieure dans les rangs de grands équipementiers informatiques et télécoms. Ils y ont appris une certaine efficacité commerciale et en ont répliqué les pratiques.

Outre son propre réseau commercial, IP Trade utilise un réseau de revendeurs contractuels. IP Trade voit aussi parfois les prospects arriver d’eux-même grâce à son site internet. L’avantage d’un positionnement de niche.

Diversification vers les centres de dispatching, les call centers et même les terminaux pour réceptionnistes

Entre-temps, la crise financière de 2008 a frappé. La croissance d’IP Trade s’est arrêtée nette avec le gel brutal des budgets d’investissement des grandes banques.

Si les traders ont dû faire ceinture au niveau de leurs investissements en nouveaux équipements.

IP Trade a dès lors choisi de prendre une voie de traverse. En ligne de mire, cette fois : les call centers, les centres de dispatching et le marché des réceptionnistes.

« Beaucoup de fonctionnalités développées pour répondre aux besoins des traders sont utiles dans d’autres contextes, note Benoît Dewonck. Après tout, même s’il ne faut pas le dire aux traders, une salle de marché n’est rien d’autre qu’un gros call center. La différence est que les lignes restent ouvertes en permanence. On ne met personne en attente, puisque l’on veut effectuer la transaction… »

Ce nouveau virage commence à porter ses fruits.

Le centre de gestion des problèmes de l’énergéticien écossais Scottish Power, par exemple, utilise aujourd’hui les terminaux IP Trade. La firme liégeoise travaille, également, avec un géant bancaire américain en vue de livrer, cette fois, non les traders dans les salles de marché mais des guichets de réceptionnistes.

Cette nouvelle activité non liée aux salles de marché représente pour l’heure 10-20% du chiffre d’affaires de IP Trade (3 millions d’euros).

« Mais cette proportion devrait monter à 50% d’ici 2013″, indique l’entreprise.

« Les PME prennent aujourd’hui un risque en n’organisant par une veille sur Twitter »

16 février 2011

Les entrepreneurs sont des gens plus heureux que les autres. Une enquête le confirme…

20 octobre 2010

Les entrepreneurs sont-ils des gens plus heureux que les autres ?

Cela dépend de l’état de leurs affaires. Tous les entrepreneurs ne sont par ailleurs pas devenus entrepreneurs par choix. Des contraintes extérieures les y ont parfois amenés…

Malgré les difficultés immenses qu’ils rencontrent, pourtant, oui, les entrepreneurs sont souvent plus heureux.

Pourquoi ? D’abord parce qu’ils sont plus libres !

L’indépendance plutôt que plus d’argent ou de jours de congé

Le Small Business Hapiness Index, commandité par la TD Bank, confirme l’existence réelle de cette (semi-)béatitude… Selon son étude :

69% des entrepreneurs interrogés se disent, en moyenne, très heureux et 61% pensent être plus heureux que leurs pairs.

Mieux encore :

61% des entrepreneurs interrogés ne renonceraient pas à leur indépendance pour gagner plus d’argent…

Ci dessous, une infographie résumant les résultats de l’enquête :

Découvert via ContactMe.com

Lingo24: une PME de services de traduction aujourd’hui active autour du Globe

20 juillet 2010

En 2001, un jeune jeune Ecossais de 22 ans, Christian Arno, lançait depuis sa chambre, au domicile de ses parents, une société de traduction : Lingo24. Deux ans plus tard, l’agence occupait des employés en Nouvelle Zélande et en Chine. En 2005, le cap des 20 employés était franchi. Un site internet en trois langues et quatre bureaux à l’étranger.

Aujourd’hui, Lingo24 occupe directement une centaine de personnes. La firme accède à un réseau de quelque 4.000 traducteurs à travers le monde. Ses clients sont dispersés dans une soixantaine de pays. Elle fournit des services 24h/24 et dispose d’antennes au Panama, en Chine, aux Etats-Unis, ou encore en France…

En 2009, l’entreprise, dont le siège est toujours localisé en Ecosse, a réalisé un chiffre d’affaires de 4,67 millions d’euros. 

Une PME globale, une micro-multinationale

Lingo24 est une PME globale qui opère désormais sur quasiment tous les fuseaux horaires et gère des équipes . Elle appartient clairement à la catégorie grandissante des micro-multinationales. Christian Arno, son fondateur, est devenu une figure de référence de l’entrepreneuriat aux yeux de quelques quotidiens britanniques.

Bien sûr, internet est aujourd’hui le terrain d’opérations stratégique de la firme, dont les clients arrivent continuellement plus nombreux via le web.

Quels sont les étapes suivies par la PME écossaise pour s’établir à ce niveau ?

Dan Aldulescu, le responsable marketing de Lingo24, apporte quelques réponses.

« Aborder le marché global ? Une voie naturelle »

« Toute entreprise proposant un bon produit ou offrant un service de qualité manifestera tôt ou tard un besoin de globalisation. S’il s’agit d’une grande entreprise qui dispose des ressources financières pour se lancer sur les marchés hors de son pays d’origine, les démarches d’expansion ne posent pas de problème : une fois placées stratégiquement ses ressources marketing, le public commencera très vite à apprendre la nouvelle ».

« Le vrai défi qui se pose aux PME voulant s’ouvrir à l’international est l’utilisation de stratégies appropriées et ce d’autant plus quand, outre la localisation du marketing et de la communication, on envisage également l’établissement de bureaux physiques« .

Lingo24 a ainsi ouvert, en 2008, un bureau au Panama et un bureau supplémentaire à Edimbourg, en Ecosse.

Expansion à l’international basée sur la saisie de niches d’opportunité

Au départ, l’expansion internationale visait d’abord à diversifier les marchés pour réduire les risques liés au fluctuations des devises. Petit à petit, cependant, la firme écossaise à élaboré une stratégie de déploiement tr§s pragmatique, basée sur les analyses suivantes :

  • « L’identification de pays ou les employés maîtrisent les aspects linguistiques et techniques, ou les salaires sont compétitifs (comme la Roumanie), afin de pouvoir desservir l’Europe et l’Amérique du Nord
  • Le ciblage des marchés assez peu exploités comme les Pays Scandinaves et les Pays Bas.
  • L’adaptation linguistique et culturelle pour chaque nouveau marché ou bureau ainsi qu’une adaptation du personnel proportionnellement aux besoins ».

Un marketing global sur internet, mais une approche adaptée à chaque pays

Pour Lingo24, internet est la clé pour toucher les prospects internationaux.

« La localisation (adaptation aux codes et cultures locales) des sites web leur optimisation pour les moteurs de recherche régionaux a représenté le point fort de la stratégie de globalisation ».

La firme se positionne surtout sur internet grâce à une stratégie de positionnement sur les moteurs de recherche ainsi que des campagnes « pay per click » sur des campagnes mots clés ciblés.

« Aujourd’hui, plus de 50% des recherches sur Google sont non-anglophones. Plus d’un tiers sont effectuées dans des langues européennes ».

« L’adaptation de la stratégie de marketing en ligne dans les langues des marchés étrangers présente des avantages compétitifs ».

« Comme les recherches le démontrent, la plupart des consommateurs (environ 85%) cherchent des informations dans leur propre langue avant de prendre une décision d’achat en ligne. Parler la langue de ces prospects détermine leur confiance dans l’entreprise et ses services ou produits ».

Une stratégie digitale géographiquement ciblée payante

« Avec une bonne stratégie de marketing en ligne pour l’Amérique, les ventes ont connu un grand essor sur les marchés cible ».

« Pour les Etats-Unis, la hausse a atteint de 1000%. Pour les Pays Scandinaves et les Pays Bas la progression dépasse les   500%. Les ventes totales en Europe ont également enregistré une forte hausse, 300%, et représentent maintenant 37% des ventes globales ».

Gérer des équipes à distance, aux quatre points cardinaux

Pour soutenir son développement, Lingo24 a dû adapter sa structure organisationnelle. On ne gère pas si facilement un réseau mondial de prestataires.

Les équipes suivantes ont été mises en place ou développées :

  • L’équipe de gestion des ventes qui comprend aussi des locuteurs natifs pour les Pays Scandinaves, les Pays Bas et l’Allemagne afin de toujours mieux comprendre les besoins des clients potentiels.
  • L’équipe de gestion des projets qui s’occupe de la production proprement dite du service de traduction. Les gestionnaires des projets ont à leur disposition un réseau de 4000 traducteurs indépendants qui peuvent assurer presque toutes combinaisons de langues.
  • L’équipe de gestion des linguistes qui assure le recrutement des traducteurs et vérifie que tous les traducteurs travaillent conformément aux standards de qualité imposés par l’entreprise.
  • L’équipe marketing qui assure la visibilité en ligne de Lingo24 et les autres activités relatives à la notoriété de la marque.
  • L’équipe de ressources humaines qui assure le recrutement en fonction des besoins manifestés par chaque équipe.
  • L’équipe de gestion financière qui est chargé d’assurer la gestion efficace des comptes de l’entreprise.
  • L’équipe IT qui assure le support techniques et le développement de nouvelles solutions technologiques pour faire l’activité de l’entreprise plus efficace.

Le management est assuré, par un responsable au niveau de chaque équipe et qui se réfère au niveau supérieur assuré par le Directeur général Christian Arno et le Directeur d’exploitation, Jack Waley-Cohen.

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