Intelligence Stratégique: discipline indispensable dans la boîte à outils du manager moderne

19 novembre 2012

Le 15 novembre se tenaient à Louvain-la-Neuve les Assises annuelles de l’Intelligence Stratégique, organisées par l’Agence wallonne de Stimulation Economique.

Près de 300 personnes se sont réunies à l’occasion de l’événement. Le concept d’intelligence stratégique gagne peu à peu les consciences chez les dirigeants de grandes, moyennes et petites entreprises. Cette affluence croissante le prouve.

Environnement changeant, méthodes de management modernisées

Nous le répétons assez souvent ici : l’environnement économique a changé. Tout est plus imprévisible, plus volatile, plus complexe.

Les principes de gestion développés voici quarante ou cinquante ans ne suffisent plus à assurer la conduite optimale de n’importe quelle affaire.

L’intelligence stratégique est une discipline qui modélise aujourd’hui l’état d’esprit indispensable pour pouvoir naviguer dans ce nouveau contexte économique. Elle fournit techniques et outils essentiels à notre époque économique : veille stratégique, agilité, innovation en réseau, équilibre de la gestion de l’information entre ouverture et protection, navigation sur les réseaux sociaux, intégration globale,… pour n’en citer que quelques unes.

L’IS désormais enseignée dans les business schools

L’intelligence stratégique (IS), de ce fait, est une discipline indispensable dans la boîte à outils du dirigeant d’entreprise moderne.

La vidéo et la présentation ci-dessous résument, à ce titre, l’approche mise sur pied par l’AS-E.

Certaines écoles de commerce inscrivent désormais clairement, elles- aussi, l’intelligence stratégique en bonne place dans leur offre d’enseignement. A Liège (HEC-ULG), Angers ou… Shanghai, par exemple.

Les mondes réels et digitaux ont fusionné

Rien de tel que de donner la parole directement à une entreprise pour confirmer le propos.

Etilux, une PME liégeoise spécialisée dans la production d’étiquettes, a embrassé voici déjà quelques temps les principes clés de l’intelligence stratégique. La firme belge semble s’en féliciter. Son approche mêle à la fois une écoute attentive des signaux envoyés par son environnement et une dynamique pro-active de positionnement et d’influence sur celui-ci.

Voici ce qu’elle en dit :

« Les mondes réels et digital ont fusionné, phénomène qui offre aux PME l’opportunité d’accéder aux informations dont elles ont besoin, mais aussi d’accroître leur visibilité par de nouveaux moyens, résume Etilux, , dans un billet inspiré par les Assises de l’Intelligence Stratégique. L’Intelligence Stratégique se pose dès lors comme la capacité à saisir cette opportunité, en étant « agile et créatif » par opposition aux « usines à gaz » qui mènent à l’infobésité. L’essentiel est d’oser entreprendre, oser avancer et s’adapter en se posant les bonnes questions et en utilisant les bons outils ».

« Outre le fait d’accroître notre visibilité et faire reconnaître notre expertise dans nos quatre pôles de compétences, nous entendons, via notre campagne sur les médias sociaux, mieux comprendre les besoins de nos clients, en interagissant avec eux, dans l’optique d’élaborer des solutions toujours plus adaptées », indique l’entreprise.

« Puisque l’essentiel est d’oser avancer, nous nous sommes lancés dans ce marathon qu’est l’instauration d’une identité numérique via différents canaux, après une importante phase de réflexion préalable qui nous a permis de définir nos objectifs, choisir nos médias et pour chacun d’eux, le type de communication adéquat », ajoute encore Etilux sur son blog.

Nul doute que ce qu’expérimente Etilux en matière de mise en place de pratiques d’intelligence stratégique est praticable par la majorité des PME d’aujourd’hui. Voire chaudement recommandé à ces dernières.

Pourquoi les PME commencent-elles à utiliser les médias sociaux ?

20 mars 2012

Pour quelle raison votre PME s’engagent-elle sur la voie des réseaux sociaux ?

« Ce n’est pas cher ». « Nos clients sont présents sur ces plates-formes ».

Quels sont vos principaux objectifs ?

« Entrer en relation avec nos clients ». « Gagner en visibilité ».

Voici quelques unes des réponses collectées par le groupe américain Intuit dans le cadre d’une enquête sur la présence des PME sur les médias sociaux.

Les moyens investis en termes de ressources humaines, notamment, on le voit, varient beaucoup d’une petite ou moyenne entreprise à l’autre.

Néanmoins, une large majorité des PME (60%) actives répondent aux commentaires et sollicitations des personnes qui les interpellent en ligne, montrant que la culture de l’interactivité gagne du terrain ches celles-ci

L’intelligence stratégique doit être à portée des PME (livre)

26 septembre 2011

« Ce qui caractérise le contexte économique, aujourd’hui, c’est que la seule constante est le changement. Nous observons une logique de vitesse qui s’impose parfois au détriment de la qualité de l’information. « 

Cette réalité vaut pour les grandes entreprises comme pour les PME

Les grandes entreprises disposent de moyens très significatifs, comme des centres d’étude, de puissants logiciels de data mining et d’aide à la décision, ou autres, pour les aider à naviguer aux instruments.

Du côté des PME, cela dit, pas besoin de mettre sur pied une war room de 15 analystes, d’investir des centaines de milliers d’euros dans des systèmes informatiques d’aide à la décision ou de payer des fortunes pour des rapports exclusifs réservés à quelques initiés de par le monde… Une PME qui s’ouvre, qui utilise les nouveaux outils web de façon efficace, est capable d’utiliser les réseaux comme un bras de levier. Cette petite ou moyenne entreprise peut, si elle en prend conscience de cette capacité, étendre considérablement son rayon d’action, sa vision et son champs de prospection stratégique.

Tel est l’un des messages du livre « Small Business Intelligence« , publié ces jours-ci par les éditions Edipro.

Claude Lepère, son co-auteur, est expert en intelligence stratégique, diplômé, notamment, de l’Ecole de Guerre Economique de Paris et de la Boston University.

Selon lui, la quête de l’information pertinente devient aujourd’hui une arme compétitive essentielle pour n’importe quelle PME. Elle permet une meilleure maîtrise de son environnement, toujorus plus mouvant. Elle est aussi le corollaire de l’agilité.

Toutefois, ajoute Claude Lepère, si la recherche d’information est essentielle, c’est surtout son analyse et son enrichissement qui sont désormais déterminants.

« En interne, il s’agit de stimuler la remontée d’information, l’innovation. En externe, il s’agit de limiter la « solitude » de l’entrepreneur. Une partie de la solution réside donc dans la prise de conscience que ces besoins nécessite un changement d’approche managériale et culturelle. Il convient de s’ouvrir, tout en décuplant ses sens pour percevoir les changements dans son environnement ».

Bien sûr, les possibilités offertes par les outils digitaux amplifient les capacité de perception et d’influence des petites ou moyennes structures

« Anciennement, les livres ou les revues scientifiques étaient bien plus lourds à manipuler que les fichiers numériques actuels qui se sauvegardent, se modifient, se « tracent » et se partagent aisément, note Claude Lepère. Les conséquences de l’hyper-digitalisation sont nombreuses, avec des impacts dans tous les domaines. Les entreprises doivent dès lors être désormais sensibilisées au management agile et aux nouvelles méthodes de gouvernance des organisations en matière de gestion de l’information. (…) Grâce à ces nouvelles techniques, un meilleur décryptage de leur environnement permettra aux dirigeants d’être plus efficaces dans leurs prises de décision. Et pour les aider dans ce processus, d’autres grilles de lecture doivent leur être proposées ».

 

Ed. Edipro
Claude Lepère
Jean-Christophe Marcoux



The « care economy » : comment l’avenir de la technologie dépend de services personnalisés

5 septembre 2011

Ce que la curation d’information apporte aux PME (interview de Scoop.it)

16 mars 2011

IP Trade : une micro-multinationale spécialisée dans les téléphones pour salles de marché

3 mars 2011

A quoi ressemble une salle de trading en 2011 ?

Une immense pièce où des dizaines de courtiers et de cambistes s’agitent frénétiquement devant des écrans d’ordinateur.

Contrairement aux années 80, néanmoins, la majorité des transactions financières se réalisent aujourd’hui par voie électronique.

Toutes les transactions ? Non. Le téléphone reste l’outil de communication privilégié pour 5% des opérations nouées entre salles de marché.

Le contact humain direct, vocal, par téléphone, demeure en effet nécessaire pour les très grosses transactions financières ou pour les produits complexes, comme les dérivés sur titre. Par ailleurs, certains courtiers travaillent aussi avec des investisseurs institutionnels (comme des assureurs ou des hedges funds) auxquels ils vendent des placements à plus long terme. Ces opérations nécessitent encore un contact direct avec les acheteurs afin de leur expliquer les éléments techniques (analyses sectorielles, études macro-économiques ,etc.) qui justifient, par exemple, le montant des primes de risque.

Un spécialiste liégeois de la communication entre traders dans les salles de marché

IP Trade, une startup basée à Liège, s’est positionnée sur ce créneau de pointe des téléphones pour salles de marché.

La firme développe et produit des solutions de communication vocale basée sur la technologie dite Voix sur IP (VoIP). Pratiquement, à la différence des systèmes téléphoniques analogiques classiques, avec la VoIP, le signal vocal est en fait transformé en paquets de données, diffusés ensuite sur le réseau internet.

IP Trade – qui occupe 27 personnes et a récemment ouvert un bureau à Hong Kong – équipe à présent 2.000 traders, répartis dans 27 pays du monde. Ce parc installé représente environ 1% du marché mondial.

La gamme de téléphones d’IP Trade est davantage adaptée pour les petites salles de marché, de quinze ou vingt traders.

« La technolgie VoIP est plus facile à mettre en place dans les réseaux de salles de marché décentralisés, explique Benoît Dewonck, co-fondateur de IP Trade. Dans les grandes banques, le système téléphonique est souvent plus ancien et très lourd, car basé sur de nombreux routeurs analogiques qu’il est plus complexe de remplacer intégralement. Notre solution VoIP est par contre plus flexible. Elle permet de s’appuyer sur des serveurs centralisés en un endroit, même si les connexions relient plusieurs localisations ».

Entrée par la porte des départements informatiques

Malgré sa petite taille dans un marché dominé par de très grands joueurs (l’Américain IPC, France Télécom et British Télécom sont les concurrents principaux aujourd’hui de la firme liégeoise), IP Trade a pu s’imposer dans ce segment grâce à sa compréhension des problématiques rencontrées par les départements informatiques des banques.

Les co-fondateurs de la société ont passé une partie de leur vie professionnelle antérieure dans les rangs de grands équipementiers informatiques et télécoms. Ils y ont appris une certaine efficacité commerciale et en ont répliqué les pratiques.

Outre son propre réseau commercial, IP Trade utilise un réseau de revendeurs contractuels. IP Trade voit aussi parfois les prospects arriver d’eux-même grâce à son site internet. L’avantage d’un positionnement de niche.

Diversification vers les centres de dispatching, les call centers et même les terminaux pour réceptionnistes

Entre-temps, la crise financière de 2008 a frappé. La croissance d’IP Trade s’est arrêtée nette avec le gel brutal des budgets d’investissement des grandes banques.

Si les traders ont dû faire ceinture au niveau de leurs investissements en nouveaux équipements.

IP Trade a dès lors choisi de prendre une voie de traverse. En ligne de mire, cette fois : les call centers, les centres de dispatching et le marché des réceptionnistes.

« Beaucoup de fonctionnalités développées pour répondre aux besoins des traders sont utiles dans d’autres contextes, note Benoît Dewonck. Après tout, même s’il ne faut pas le dire aux traders, une salle de marché n’est rien d’autre qu’un gros call center. La différence est que les lignes restent ouvertes en permanence. On ne met personne en attente, puisque l’on veut effectuer la transaction… »

Ce nouveau virage commence à porter ses fruits.

Le centre de gestion des problèmes de l’énergéticien écossais Scottish Power, par exemple, utilise aujourd’hui les terminaux IP Trade. La firme liégeoise travaille, également, avec un géant bancaire américain en vue de livrer, cette fois, non les traders dans les salles de marché mais des guichets de réceptionnistes.

Cette nouvelle activité non liée aux salles de marché représente pour l’heure 10-20% du chiffre d’affaires de IP Trade (3 millions d’euros).

« Mais cette proportion devrait monter à 50% d’ici 2013″, indique l’entreprise.

« Les PME prennent aujourd’hui un risque en n’organisant par une veille sur Twitter »

16 février 2011

Page suivante »