Europe : pourquoi les projets en matière de réseaux sociaux se plantent

24 août 2010

Quelques meilleures pratiques de marketing sur les réseaux sociaux

22 juillet 2010

Foursquare, le successeur de Twitter et Facebook ?

17 juin 2010

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Quatrième Dimension: « Pourquoi nous engageons une community manager »

16 juin 2010

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« Le Japon reste une grande puissance de l’innovation. Voyez l’avance dans les réseaux sociaux sur mobile »

24 avril 2010

Philippe Le Fessant est consultant spécialiste de l’innovation et de la veille technologique dans les pays asiatiques pour Innovasia Research. Le Japon est son territoire de prédilection.

Dans les années 70 et 80, le Japon était LA superpuissance économique et technologique du moment. Les vingt plus grandes banques du globe était nipponnes. Le rouleau compresseur japonais s’imposait dans l’électronique et l’automobile…

Cette époque est révolue.

Certes, le Japon reste encore, à ce stade, la troisième puissance économique du monde. Mais le Pays du Soleil levant peine à se remettre de la crise financière qui l’a frappé au début des années 90. Depuis, la croissance stagne. La population vieillit. Et l’innovation « Made in Japan » ne fait plus mouche comme jadis.

Toyota symbole d’une forme de déroute nipponne…

Le constructeur automobile Toyota, idolâtré par des générations d’expert en machine pour son modèle de recherche de perfection et de flux tendu (dont le fameux Kaizen), est aujourd’hui emporté dans la tourmente. La confiance s’érode après la multiplication des rappels de modèles pour des pépins parfois inquiétants.

Notons que, par plusieurs facettes, le tassement économique nippon rappelle l’encrassement similaire du modèle économique de l’Union européenne.

« Le Japon n’est cependant pas mort en matière d’innovation, prévient Philippe Le Fessant. Il représente toujours 40% des dépôts de brevets tripartites (USA, Europe, Japon), contre 20% seulement aux Etats-Unis. Cela dit, c’est vrai que le modèle Toyota, pour prendre cet exemple, a fini par être tellement copié, que le groupe, à un moment, a perdu l’avance qu’il détenait en matière d’organisation ».

Les grandes entreprises ne parviennent plus à innover; Au Japon non plus, même si…

« Depuis quinze ans, en dehors de Apple, les grandes entreprises, comme les opérateurs télécoms, n’ont quasi rien inventé. Les avancées les plus significatives sont venues soit de startups, soit des utilisateurs eux-mêmes »

Ainsi, le SMS est devenu populaire grâce aux adolescents. Ce n’est pas du chef des opérateurs eux-mêmes. Les réseaux sociaux sont nés, eux, de l’initiative d’acteurs indépendants.

« Microsoft recrute les meilleurs doctorants du monde. Or, on ne peut pas dire qu’ils aient révolutionné l’informatique au cours des dernières décennies ».

Le Japon ne fait pas exception à ce problème d’innovation dans les grandes structures. L’Archipel reste néanmoins un laboratoire à ciel ouvert, poursuit le consultant. L’approche en matière d’innovation apparaît plus pragmatique.

« En Europe, on est très prudent, toujours. On procède à beaucoup d’études avant de lancer un nouveau service, observe Philippe Le Fessant. Et quand la décision tombe, le lancement se fait souvent en grandes pompes… »

En Asie, par contre (comme en Californie) la tendance consiste davantage à tester des tas de choses sur le marché, de voir et de retenir ce qui fonctionne.

Pionniers du réseau social sur mobile

« C’est ainsi que les Japonais ont inventé le réseau social sur mobile des années avant les autres pays, note le CEO d’Innovasia. Le téléchargement d’applications par les particuliers, qui fait aujourd’hui le succès gigantesque de l’iPhone et de son service App Store, est un concept en place depuis 2003, déjà, au Japon. Le problème du Japon, c’est qu’il ne parvient pas à adapter et exporter ses nouveaux modèles de services ou de consommation. Rappelons-nous de l’échec de l’i-Mode (internet mobile version nipponne, qui existe depuis près de 10 ans là-bas) en Europe ».

Les japonais n’en ont pas moins des années d’avance en matière de réseau social sur le mobile, avec des services tels que Mixi, Greed ou Mobage Town.

Ce dernier peut se targuer d’enregistrer sur sa plate-forme quasi tous les lycéens du Japon…

Entretien réalisé en collaboration avec l’agence Cleverwood

L’usage des médias sociaux dans le monde B2B

3 mars 2010

80% des plus grandes entreprises du monde sont présentes sur les réseaux sociaux

2 mars 2010

En 2009, les réseaux sociaux sont devenus l’un des axes de curiosité, puis de préoccupation, des entreprises et de leurs départements marketing.

Les 100 plus grandes entreprises du monde ne font pas exception: 79% des multinationales du Fortune Global 100 (parmi lesquelles retrouvent des géants comme HP, Toyota, Shell, Microsoft, Exxon, Ford, Wal Mart, Coca Cola, P&G, HSBC etc.) sont désormais présentes sur au moins un réseau social.

Une étude du cabinet spécialisé Burson-Marsteller a opéré le recensement. Plus précisemment, parmi les cent plus grandes entreprises du globe:

  • 65% ont ouvert un compte Twitter
  • 54% ont mis en place une page Facebook
  • 50% ont ouvert une chaîne sur YouTube
  • 33% disposent d’un blog
  • seules 20% d’entre elles, cependant, utilisent les quatre plates-formes sociales

Etats-Unis et Europe sur Twitter, l’Asie championne du blogging

Notons qu’un classement global sous-entend différence géographique. Les voici :

Les plus grandes entreprises du monde utilisent volontiers Twitter quand elles viennent d’Europe ou des Etats-Unis.

Les multinationales asiatiques recourent proportionnellement moins à Twitter.

« Les grandes entreprises asiatiques vont sur Twitter pour démarcher le marché occidental. note l’étude Burson-Martseller. C’est le cas de Toshiba, par exemple« 

Le blog, par contre, est plus populaire dans les entreprises asiatiques que dans leurs homologues occidentales.

Les grands entreprises américaines gardent une avance en ce qui concerne l’usage de la vidéo pour leur communication.

Relativement actifs sur les réseaux sociaux

Les grandes entreprises américaines ne font pas seulement de la figuration sur les réseaux sociaux. En tout cas, elles alimentent leurs comptes sur Youtube ou Facebook plus ou moins régulièrement.

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Bémol: les plus grandes entreprises du monde qui utilisent Twitter ne suivent, en revanche, qu’une moyenne de 731 personnes. Un chiffre encore très faible, peut-on penser, en regard de la taille de ces organisations.

Reste que le dialogue prend forme.

Un nombre croissant d’entreprises du Fortune Global 100 joueraient le jeu de la conversation avec leur audience.

Ainsi, en moyenne, 38% des grands marques répondent au messages qui les concernent sur le réseau social, à l’instar de Vodafone UK. 32% ont fait un re-tweet d’autres contenus (Verizon Careers, par exemple, est cité dans l’étude).

L’Europe suscite le plus d’engouement sur ses pages Facebook

Pour finir, remarquons que, toujours selon Burson-Marsteller, les entreprises européennes incluses dans le  Fortune Global 100 (comme Munich Re, Crédit Agricol, Fiat, Nestlé, Deutsche Telekom, Barclays, EDF, etc.) sont celles qui suscitent le plus de réactions sur leurs pages Facebook.

Deux fois plus que leurs pairs américains.

La médecine 2.0 pour rendre le secteur de la santé plus efficace

26 février 2010

Dominique Dupagne, est un médecin généraliste qui gère des forums de santé depuis une dizaine d’années. Il est un porte-drapeau de la médecine 2.0, rappelle Levidepoche.fr.

« Avant, un médecin faisait un diagnostic. Les patients se croisaient dans l’hôpital. Mais ils avaient peu l’occasion de se parler. On échangeait peu avec une ou deux personnes, au maximum… Puis, internet est arrivé », observe Dominique Dupagne (video ci-dessous).

Les forums de discussion médicale en ligne, déjà bien rodés

Aujourd’hui, des sites internet ont vu le jour qui permettent à des malades souffrant d’une même pathologie d’échanger entre eux leurs expériences, informations, sentiments… Le site patientlikeme.com, par exemple, est l’un d’entre eux.

Ces forums amènent d’abord un réconfort, explique le Dr Dupagne. On n’est plus seul face à la maladie.

Petit à petit, néanmoins, une fois cette première phase passée, on commence à échanger de l’information: on a pris tel médicament, on a ressenti tel effet, positif ou négatif…

Vrai, des associations de patients n’ont pas attendu le web pour s’organiser. Mais leur capacité d’action et de réaction bute sur des problèmes pratiques.

C’est compliqué de se réunir lorsque plusieurs centaines de kilomètres séparent les membres d’une communauté, note Dominique Dupagne.

Naissance d’une expertise médicale collective hors du commun

Là où cela devient plus intéressant, à en croire Dominique Dupagne, c’est que toute cette masse d’information individuelle s’agrège pour devenir une expertise collective. Une expertise qui n’est pas celle des médecins.

Certes, l’information médicale existait déjà sur le Net. Elle était produite par les médecins eux-mêmes. Néanmoins, compte tenu de sa forme, de son jargon et des prérequis scientifiques qu’elle requiert, cette information n’étaient, jusqu’ici, accessible qu’aux seuls praticiens.

Aujourd’hui, les gens qui ont des problèmes de santé bâtissent une nouvelle forme de connaissance axée sur les patient, souligne le Dr Dupagne. Cela n’existait pas avant et c’est complémentaire au travail des médecins et des chercheurs.

La médecine 2.0 se forme par et avec les patients. Des milliers de personnes prennent des médicaments et parlent des effets. On a certes, parfois, de effets placebo. En même temps, cependant, quelle richesse que cette information partagée pour les scientifiques !

Cette gigantesque masse d’information intéresse, non seulement, les autres malades. Mais aussi les médecins et les industriels de la santé.

La médecine 2.0 permettra d’innover mieux, plus vite et dans des directions plus pertinentes que jadis.

Moins de risques de manipulation des données médicales

Grâce à cette gigantesque source d’informations subjectives accumulées, le risque de manipulation des informations, à des fins diverses (économiques, scientifiques, politiques…), diminue, estime par ailleurs Dominique Dupagne.

Dans le milieu de la santé, on préfère parfois les groupes d’experts, les commissions,… Ces derniers offrent toutefois plus de prise aux lobbies, quels qu’ils soient. Sur internet, en revanche, ce sont des milliers de personnes qui communiquent spontanément. Leurs avis est donc plus difficile à manipuler que quelques acteurs même puissants.

La médecine 2.0, cela sera cela.

D’ores et déjà, 75% des gens qui recherchent de l’information sur leur santé vont sur internet. Le Larousse médical n’est quasiment plus cité.

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