L’usage des médias sociaux dans le monde B2B

3 mars 2010

80% des plus grandes entreprises du monde sont présentes sur les réseaux sociaux

2 mars 2010

En 2009, les réseaux sociaux sont devenus l’un des axes de curiosité, puis de préoccupation, des entreprises et de leurs départements marketing.

Les 100 plus grandes entreprises du monde ne font pas exception: 79% des multinationales du Fortune Global 100 (parmi lesquelles retrouvent des géants comme HP, Toyota, Shell, Microsoft, Exxon, Ford, Wal Mart, Coca Cola, P&G, HSBC etc.) sont désormais présentes sur au moins un réseau social.

Une étude du cabinet spécialisé Burson-Marsteller a opéré le recensement. Plus précisemment, parmi les cent plus grandes entreprises du globe:

  • 65% ont ouvert un compte Twitter
  • 54% ont mis en place une page Facebook
  • 50% ont ouvert une chaîne sur YouTube
  • 33% disposent d’un blog
  • seules 20% d’entre elles, cependant, utilisent les quatre plates-formes sociales

Etats-Unis et Europe sur Twitter, l’Asie championne du blogging

Notons qu’un classement global sous-entend différence géographique. Les voici :

Les plus grandes entreprises du monde utilisent volontiers Twitter quand elles viennent d’Europe ou des Etats-Unis.

Les multinationales asiatiques recourent proportionnellement moins à Twitter.

« Les grandes entreprises asiatiques vont sur Twitter pour démarcher le marché occidental. note l’étude Burson-Martseller. C’est le cas de Toshiba, par exemple« 

Le blog, par contre, est plus populaire dans les entreprises asiatiques que dans leurs homologues occidentales.

Les grands entreprises américaines gardent une avance en ce qui concerne l’usage de la vidéo pour leur communication.

Relativement actifs sur les réseaux sociaux

Les grandes entreprises américaines ne font pas seulement de la figuration sur les réseaux sociaux. En tout cas, elles alimentent leurs comptes sur Youtube ou Facebook plus ou moins régulièrement.

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Bémol: les plus grandes entreprises du monde qui utilisent Twitter ne suivent, en revanche, qu’une moyenne de 731 personnes. Un chiffre encore très faible, peut-on penser, en regard de la taille de ces organisations.

Reste que le dialogue prend forme.

Un nombre croissant d’entreprises du Fortune Global 100 joueraient le jeu de la conversation avec leur audience.

Ainsi, en moyenne, 38% des grands marques répondent au messages qui les concernent sur le réseau social, à l’instar de Vodafone UK. 32% ont fait un re-tweet d’autres contenus (Verizon Careers, par exemple, est cité dans l’étude).

L’Europe suscite le plus d’engouement sur ses pages Facebook

Pour finir, remarquons que, toujours selon Burson-Marsteller, les entreprises européennes incluses dans le  Fortune Global 100 (comme Munich Re, Crédit Agricol, Fiat, Nestlé, Deutsche Telekom, Barclays, EDF, etc.) sont celles qui suscitent le plus de réactions sur leurs pages Facebook.

Deux fois plus que leurs pairs américains.

La médecine 2.0 pour rendre le secteur de la santé plus efficace

26 février 2010

Dominique Dupagne, est un médecin généraliste qui gère des forums de santé depuis une dizaine d’années. Il est un porte-drapeau de la médecine 2.0, rappelle Levidepoche.fr.

« Avant, un médecin faisait un diagnostic. Les patients se croisaient dans l’hôpital. Mais ils avaient peu l’occasion de se parler. On échangeait peut avec une ou deux personnes, au maximum… Puis, internet est arrivé », observe Dominique Dupagne (video ci-dessous).

Les forums de discussion médicale en ligne, déjà bien rodés

Aujourd’hui, des sites internet ont vu le jour qui permettent à des malades souffrant d’une même pathologie d’échanger entre eux leurs expériences, informations, sentiments… Le site patientlikeme.com, par exemple, est l’un d’entre eux.

Ces forums amènent d’abord un réconfort, explique le Dr Dupagne. On n’est plus seul face à la maladie.

Petit à petit, toutefois, une fois cette première phase passée, on commence à échanger de l’information: on a pris tel médicament, on a ressenti tel effet, positif ou négatif.

Vrai, des associations de patients n’ont pas attendu le web pour s’organiser. Mais leur capacité d’action et de réaction bute sur des problèmes pratiques.

C’est compliqué de se réunir lorsque plusieurs centaines de kilomètres séparent les membres d’une communauté, note Dominique Dupagne.

Naissance d’une expertise médicale collective hors du commun

Là où cela devient plus intéressant, à en croire Dominique Dupagne, c’est que toute cette masse d’information individuelle s’agrège pour devenir une expertise collective. Une expertise qui n’est pas celle des médecins.

Certes, l’information médicale existaient déjà sur le Net. Elle est produite par les médecins eux-mêmes. Néanmoins, compte tenu de sa forme, de son jargon et des prérequis scientifiques qu’elle requiert, cette information n’étaient, jusqu’ici, accessible qu’aux seuls praticiens.

Aujourd’hui, les gens qui ont des problèmes de santé bâtissent une nouvelle forme de connaissance axée sur les patient, souligne le Dr Dupagne. Cela n’existait pas avant et c’est complémentaire au travail des médecins et des chercheurs.

La médecine 2.0 se forme par et avec les patients. Des milliers de personnes prennent des médicaments et parlent des effets. On a certes, parfois, de effets placebo. En même temps, quelle richesse que cette information partagée pour les scientifiques.

Cette gigantesque masse d’information intéresse, non seulement, les autres malades. Mais aussi les médecins et les industriels de la santé.

La médecine 2.0 permettra d’innover mieux, plus vite et dans des directions plus pertinentes que jadis.

Moins de risques de manipulation des données médicales

Cgrâce à cette gigantesque source d’informations subjectives accumulées, le risque de manipulation des informations, à des fins diverses (économiques, scientifiques, politiques…), diminue, estime par ailleurs Dominique Dupagne.

Dans le milieu de la santé, on préfère parfois les groupes d’experts, les commissions,… Ces derniers offrent toutefois plus de prise aux lobbies, quels qu’ils soient. Sur internet, en revanche, ce sont des milliers de personnes qui communiquent spontanément. Leurs avis est donc plus difficile à manipuler que quelques acteurs même puissants.

La médecine 2.0, cela sera cela.

D’ores et déjà, 75% des gens qui recherchent de l’information sur leur santé vont sur internet. Le Larousse médical n’est quasiment plus cité.

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Un quart des PME américaines sont actives sur les réseaux sociaux

20 février 2010

« Certaines pratiques, telles que des positions de yoga, la plongée ou jouer d’un instrument comme la trompette, peuvent provoquer des pressions sur les globes oculaires qui, à la longue, peuvent causer un glaucome. Voila ce que révèle une récente étude australienne. Pour plus d’informations à ce sujet, vous pouvez (…) »

Il y a un an, Alan Glazier, patron de Shady Grove Eye and Vision Care, une société d’optique basée à Rockville, petite ville du Maryland, a commencé un blog. Il a aussi ouvert un compte sur la plate-forme de micro-blogging Twitter. Il y parle, comme ci-dessus, de la vue, des yeux, d’optométrie, etc.

« Grâce aux marketing sur les réseaux sociaux, nous avons pu générer de nouvelles opportunités, explique Alan Glazier, sur Entrepreneur.com. Nous nous retrouvons en tête de recherche sur le moteur Google pour beaucoup de réquisitions relatives à l’ophtalmologie dans notre ville et aux alentours. Le nombre de visiteurs sur notre site internet a significativement augmenté »

Des milliers de PME sur les réseaux sociaux

Shady Grove Eye appartient aux 24% de PME qui, aux Etats-Unis, selon le Small Business Success Index, sont désormais actives sur les réseaux sociaux (blogs, Facebook, LinkedIn, Twitter…).

En un an, cette proportion a doublé.

Selon l’étude, les médias sociaux seront le troisième poste d’investissement des PME américaines dans les deux prochaines années.

61% des PME actives sur les réseaux sociaux disent entrer en relation avec de nouveaux prospects grâce aux réseaux sociaux.

Quasiment la moitié d’entre elles ont trouvé de nouvelles idées de produits.

Les petites et moyennens entreprises interrogées indiquent également être reconnues, grâce à leur activité et leur input sur les réseaux sociaux, comme des experts. Elles sont devenues des sources d’information crédibles pour des personnes d’influence, y compris des journalistes.

L’étude ci-dessus a été validée par l’Université du Maryland.

Toprural : « Une partie de l’activité de notre site internet va se déplacer vers Facebook »

8 février 2010

Les tendances du marketing 2.0 en 2010

6 février 2010

Six façons, pour les PME, d’utiliser efficacement LinkedIn (ou Viadeo)

29 octobre 2009

Le 14 octobre dernier, le réseau social LinkedIn a franchi le chiffre symbolique de 50 millions d’utilisateurs à travers le monde. Aujourd’hui, LinkedIn est, de loin, le premier réseau professionnel digital de la planète.

Derrière, le Français Viadeo compte, lui, 16 millions de membres dans le monde. Xing, un autre réseau social business très implanté notamment en Allemagne, recense pour sa part 8 millions de membres.

Les réseaux sociaux professionnels s’avèrent aujourd’hui des outils plus que précieux dans l’arsenal de croissance des PME.

Ils permettent des mises en relation, mais aussi un ciblage plus efficace des actions commerciales ainsi qu’une extension du pool de recrutement possible. Enfin, ils sont une source grandissante d’information.

Le site américain SmallBiz Trends suggère six façons d’utiliser efficacement ces nouveaux réseaux professionnels en ligne, avec un accent placé sur le plus vaste d’entre eux, LinkedIn.

Six façons d’utiliser efficacement LinkedIn , Viadeo et les autres…

1. Imposer une expertise pour bâtir votre réputation numérique :

A la différence d’autres réseaux sociaux, LinkedIn permet à chacun de se bâtir une crédibilité d’expert dans son domaine et, donc, d’astiquer sa réputation numérique.

En remplissant votre profil, en faisant la liste de vos connexions, en faisant état de vos références, en prenant part à des groupes thématiques, en répondant à des questions dans la section Question & Réponse (Q&A)… vous vous affichez comme un individu affûté dans  son métier.

Ainsi, se dégage de vous une image d’expert qui donne confiance et qui rejaillit sur votre entreprise. Difficile de trouver meilleur endroit pour afficher ce genre de chose.

2. Partager les contenus – Apportez de la valeur ajoutée :

De nombreuses voient existent sur LinkedIn pour partager de l’information.

Assurez-vous cependant que ces contributions apportent une valeur ajoutée dans la discussion à laquelle vous prenez part. La tolérance est faible pour les individus qui se lancent dans des campagnes d’auto-promotion et les représentants d’entreprise qui se servent des réseaux professionnels comme d’un étal de marché.

Il est néanmoins possible, voire bienvenu, de partager des liens internet vers des informations pertinentes stockées sur d’autres sites web, dans les groupes ou les Q&A.

3. Interrogez votre marché :

Si vous passez outre la lourdeur de certains discours commerciaux que l’on croise de temps en temps, disions-nous, sur les espaces « questions et réponses » de LinkedIn ou de Viadeo, ces derniers peuvent se transformer en lieux propices à l’échange de connaissance, à la confrontation de nouvelles idées. Ils peuvent même se transformer en mini focus-groups. Parfois, des responsables de PME mènent sur ceux-ci de véritables enquêtes de marché. D’autres demandent des conseils pour être plus efficaces dans un domaine.

Quand ils le peuvent et qu’ils en ont le temps, la plupart utilisateurs sont prêts à s’entraider.

4. Restez visible dans les esprits :

En mettant régulièrement à jour votre statut LinkedIn (comparable aux statuts sur Facebook), vous pouvez recommander des contenus, des événements, ou encourager la visite du site de votre entreprise. Cette mise à jour régulière maintient l’attention sur vous et vous garde visible.

5. Cherchez à être présenté à d’autres :

LinkedIn permet aux responsables de PME de rencontrer facilement des personnes pertinentes pour développer leur activité. Les critères de recherche pour trouver des profils intéressants sont multiples: par profession, localisation géographique, association, thèmes…

LinkedIn permet aussi d’être présenté facilement à des tiers.  Grâce aux degrés de séparation qui s’affichent sur la plate-forme, vous savez qui sont les personnes de votre réseau susceptibles de connaître et donc de vous présenter à une personne dont vous estimez le profil intéressant.

Les individus sont moins méfiants quand une personne intermédiaire intervient dans la mise en relation.

6. Réseautez via les groupes LinkedIn :

Les groupes thématiques sont un espace adapté pour engager la conversation avec d’autres professionnels actifs dans votre domaine d’activité. En amenant de la valeur ajoutée, en répondant aux autres personnes, vous construisez votre présence et votre autorité. Les gens, en retour, auront tendance à visiter votre site internet afin d’en apprendre davantage sur vous. Ils augmentent ainsi votre trafic.

En étant utile, vous pouvez ainsi accroître votre visibilité.

Les institutions européennes sortiront-elles de leur hermétisme grâce au web 2.0 ?

28 octobre 2009

Une métaphore particulièrement cruelle, car juste, comparaît récemment Bruxelles, siège des institutions européennes,  à une pizza Calzone, cette pizza qui se referme sur elle-même et qui garde ses saveurs pour elle… (voir le billet de Lobbyplanet à ce suje).

Dans la capitale de l’Europe, l’information circule souvent en vase clos. Aujourd’hui, avec l’émergence des nouveaux outils de communication en ligne (2.0), les opérateurs de l’Europe se voient toutefois offrir une chance de s’adresser directement aux citoyens européens, de nouer des relations directes, de sortir de la citadelle bruxelloise.

Bruxelles osera-t-elle franchir le pas ? Les institutions européennes parviendront-elles à sortir de leur tour capitonnée en s’aventurant sur les (dangereuses…) terres du web participatif ?

Beaucoup en doute.

Mais quelques initiatives informelles alimentent en ce moment l’espoir de voir les institutions européennes montrer un peu de leur garniture ailleurs que dans les cénacles bruxellois.

L’OpenBeer 2.0 fait partie de ces dernières, explique Macarena Rodriguez.

Journaliste et blogueuse émérite, spécialisée dans les matières européennes, Macarena Rodriguez a été élue meilleur blog européen de langue espagnole (La Oreja de Europa).

Nous reprenons ci-dessous, avec son autorisation, son billet traduit de l’espagnol, au sujet des expériences européennes menées en matière de communication 2.0 (blogs, réseaux sociaux et autres…):

Open beer 2.0

L’Open beer 2.0 est une initiative individuelle de quelques fonctionnaires des institutions européennes épaulés par quelques acteurs du secteur privés. Leur but : rendre l’Union européenne plus démocratique et transparente. Ce genre d’événement aurait sans doute été impensable voici quelques années.

La seule condition pour participer à l’Open beer 2.0: être membre actif d’un réseau social, alimenter un blogue ou utiliser d’une manière ou d’une autre les web 2.0… et avoir l’intention d’utiliser cette technologie pour rendre l’UE plus proche des citoyens.

Conseil, Commission et Parlement sur Twitter

Les institutions européennes ont commencé un « coming out 2.0″, il est vrai.

Il  y a quelques mois, nous avions évoqué le fait que la Présidence du Conseil européen, la Suède jusqu’en Janvier, utilisait Twitter pour communiquer avec les citoyens.

Dans la foulée, la Commission européenne, elle, a ouvert plusieurs profils sur Twitter.

Le Parlement européen, lui, gère non moins de… 22 comptes Twitter, un par langue officielle de l’Union, et qui  a lancé une récente campagne de communication sur Facebook.

Une mayonnaise longue à prendre, néanmoins…

Nonobstant ces premiers pas, reconnaissons que la sauce 2.0 n’a pas encore totalement pris au niveau des responsables européens.

Seuls quelques députés européens alimentent régulièrement un blog ou animent leur fil Twitter.

Les fonctionnaires de la Commission européen sont peu nombreux à oser s’exprimer sur les réseaux sociaux.

Des pionniers pour ouvrir la voie de la communication 2.0 à la mode UE

Certains regrettent (ici et ici, par exemple) cette frilosité. Pour ouvrir, la voie, ils ont choisi de donner de la voix sur Twitter. Sans se cacher.

Certes, certaines craintes s’expriment liée au fait de s’exposer ainsi au grand jour. La première est d’être plus facilement l’objet des «lobbies » en tous genre. Sujet sensible, à Bruxelles, s’il en est. Aujourd’hui, les outils 2.0 sont toutefois le seul moyen, et une opportunité unique, de rapprocher l’Union européenne des citoyens en s’adressant directement à eux, estiment les initiateurs de l’Open Beer 2.0.

Après avoir assisté à ce grand événement, nous ne pouvons qu’encourager les fonctionnaires et les députés à « connecter les gens» à travers les réseaux sociaux. 

Macarena Rodriguez (adapté en français pas Jean-Yves Huwart)

Les réseaux sociaux sont-ils en train de tuer l’email ? Non

8 octobre 2009

Voici quelques années, d’aucuns avaient prédit que l’explosion de la micro-informatique allait signer l’arrêt de mort du papier. Les fabricants de cellulose tremblaient: leur businness allait finir en électrons. L’ordinateur allait tourner la page de l’encre et de la feuille. Et puis… et puis les producteurs d’imprimantes ont fait fortune.

Contrairement à leur crainte initiale, les ventes de papier se sont envolées. Les prédicateurs n’avaient pas anticipé que le développement de l’informatique allait propulser le flux des informations diffusées à travers le monde à un niveau inimaginable pour eux. Une partie de cette information devait être conservé sous forme physique et donc imprimée.

Résultat: l’industrie du papier fut l’une des grandes gagnantes du développement des technologies de l’information et de la communication en ligne. Ainsi, les emails, par exemple, représenteraient 10% des documents imprimés chaque année dans un pays comme la France…

L’email tué par Facebook, Twitter et LinkedIn ?

Trois décennies plus tard, la même prédiction frappe maintenant… ce même email.

Ce dernier serait menacé par les réseaux sociaux. L’idée à sa logique. Avec les réseaux sociaux, nous entrons dans une ère de la communication ouverte, transparente et instantanée.

Le bureau d’analyse Nielsen a mené l’enquête pour en savoir plus sur le sujet. Nielsen a divisé un panel d’utilisateurs de l’internet en quatre catégories. La première regroupait les personnes très actives sur les réseaux sociaux. La dernière catégorie réunissait, au contraire, les personnes les moins présentes sur les plates-formes sociales telles que Twitter, Facebook, LinkedIn, Youtube et autres…

Bilan : contrairement à l’hypothèse de départ, les plus accrocs aux réseaux sociaux sont aussi les plus actifs en matières de communication directe par email (voir graphique).

Comment expliquer cette apparente contradiction ?

Les analystes de Nielsen avancent, de leur côté, le fait que beaucoup de interactions sur les réseaux sociaux se doublent d’une alerte envoyée par email. Celle-ci accentueraient l’activité sur les adresses électroniques propres des utilisateurs de réseaux sociaux.

Une autre explication pourrait également être que les échanges sur les plates-formes sociales augmentent la circulation de l’information et les opportunités de rencontrer de nouveaux individus. Ces contacts, après un certain temps, aboutissent à des échanges directs… d’emails.

Autrement dit, comme il y a vingt-cinq ans pour le papier et l’informatique, ce que l’on pourrait prendre, a priori, comme un concurrent de l’email, les réseaux sociaux, entraînent une augmentation de l’échange d’information qui se traduit, en fait, par une hausse de l’activité de communication directe en ligne. Les réseaux sociaux ne tuent donc pas l’email. Ils en augmentent l’usage.

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